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11/10/2014

Olaf (Capo des MNK96) : "Les meilleurs déplacements ce sont les derbys"

Notre Tour de France des « Capos » de groupes de supporters continuent avec cette semaine Christophe Vaucelle, plus connu sous le surnom de « Olaf », qui n’est autre que le leader des MNK96, à Caen. Olaf sort le mégaphone chaque semaine dans les tribunes de Ligue 1 et avec l’aide du Malherbe Normandie Kop, il enflamme à sa manière le Stade Michel D’Ornano de Caen, notamment, et ce depuis plus de 20 ans.

 

 

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Comment es-tu devenu « Capo » des MNK96 ?

Alors déjà moi j’ai commencé avec un autre groupe qui existait avant, qui s’appelait les Gunners Caen. Le groupe avait été créé en 1991 dans l’ancien stade  Venoix. Je les avais rejoints en 1992. Et puis au fur à mesure j’ai commencé à m’investir sur les tifos par exemple. Et durant les années Gunners, voilà j’ai pris le mégaphone et puis c’était parti ! Ça a commencé ça, et ça fait donc une bonne vingtaine d’années.

 

Est-ce que tu te souviens de ta première fois ?

Oh non, j’avoue que … (rires) ça remonte à loin ! Avec les MNK96, je sais que c’était à d’Ornano, on y est arrivé début 1993 il me semble, mais après quel match c’était … On était encore en D1 je crois. On était 3 ou 4 à tourner. Ma première fois ça devait être en 1994 mais après le match j’avoue que je ne m’en rappelle plus.

 

Quelles sont les principales qualités d’un « Capo » ?

Déjà il faut être vraiment investi dans le groupe, et évidemment être un leader. Il faut avoir certaines qualités.  Moi j’ai toujours été actif par rapport au groupe depuis des années, donc forcément il y a une notoriété qui se respecte dans la Tribune que j’ai. Après, avec les années, je peux te dire qu’un bon « Capo » doit savoir lancer les bons chants au bon moment, en fonction du match, en fonction du parcage en face, ou si tu es toi-même dans le parcage etc …

 

Comment se passe une journée type ?

J’arrive au stade toujours de bonne heure avec les gars du groupe. On met tout en place dans la tribune et puis après, quand commence le match, on monte sur la passerelle et puis c’est parti. On commence avec les mégaphones. Généralement, à Caen, on tourne à 3 « Capos », en attendant d’avoir la sono. Après, du moment que tu as des responsabilités dans le groupe, il faut forcément tout mettre en place.

 

Qu’apporte un « Capo » dans  son baluchon ?

J’arrive avec mon maillot, je porte souvent le maillot rayé rouge et bleu. J’ai aussi le t-shirt de mon groupe, bien sûr. Alors, après,  je ne suis pas un Ultra, on est un groupe assez atypique dans le monde des tribunes. On a, en Normandie, une ambiance assez anglo-saxonne. On a cette mentalité. Après, voilà, moi je suis un Old School donc je viens avec mon écharpe et le maillot de club. Je viens au stade comme je suis, depuis près de 25 ans.

 

Qui choisit les chants et quand en introduisez-vous des nouveaux ?

A force d’être « Capo » on connaît un peu les chants à la mode. Donc on sait que les gens les connaissent bien  et qu’ils seront bien repris. Après, parfois ça m’est arrivé d’adapter un peu au niveau des paroles, des chants … Après il y a des gars qui disent « Tiens on pourrait ça » alors on les essais entre nous, soit au local, soit en dép’ dans un bus. Et puis si ça marche bien et ben on le fait. Après quand tu es dans le match, un bon « Capo » se doit d’avoir son répertoire en tête et puis doit faire en sorte que le chant dure longtemps. Et puis le but c’est aussi  de diversifier. Nous, nous ne nous considérons pas comme Ultras donc on se doit d’avoir des chants pas trop Ultras justement, sinon notre tribune ne s’y retrouverait pas. On a encore même des vieux chants que je lance régulièrement, et même les jeunes « Capos ». Parfois on chante même en anglais par rapport à notre culture.


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Te souviens-tu d’un match où le stade était en ébullition ?

Je vais mettre l’époque du Stade Venoix de côté. Depuis D’Ornano, et donc depuis 10 ans, puisqu’on a un club vraiment digne de ce nom depuis une dizaine d’années, quand on est remonté en Première Division en 2003/2004, on a eu des tribunes fantastiques, même face à des petits clubs de D2. Certainement, une des plus grosses ambiances, c’est notre demi-finale de Coupe de la Ligue, contre Monaco, et qu’on a gagné 3/1, en 2005. Là c’était vraiment quelque chose d’extraordinaire. A l’époque battre Monaco … et puis on savait qu’au bout c’était le Stade de France. Un Stade de France où c’était la première fois que le Stade Malherbe de Caen y allait pour jouer une Finale. Ce jour-là à D’Ornano, en tribune Luc Borrelli, il y avait vraiment un parfum de folie !! C’était assez extraordinaire.

 

Et à l’inverse, tu te souviens d’une fois où malgré ton expérience, il était difficile d’enflammer la tribune ?

Ouais ! On a connu ça … Fin des années 1990 et début des années 2000, on avait lutté 7 ans en seconde division, on avait même parfois lutté pour ne pas descendre en Troisième Division. Il y avait des matchs où c’était compliqué. T’es 50 derrière ta bâche, il n’y a personne qui veut venir avec toi, et parce que tu es 50 tout le monde te prend pour des beaufs. Mais c’est vrai que ces périodes étaient difficiles mais on a tenu bon et on a été récompensé de nos efforts quelques années plus tard. Heureusement qu’on a un bon noyau dans le groupe, et puis les autres supporters, parce qu’en Ligue 2 quand les matchs sont passés à 18h45. C’était dur aussi. Forcément plein de gens ne pouvaient pas venir au stade à cette heure-là. Et puis, il y a les hivers, les deux derniers hivers étaient très très rigoureux, il faisait très froid. Il y a donc eu plein de matchs où c’était dur, surtout quand tu as connu des tribunes pleines à craquer.

 

Te souviens d’un déplacement en particuliers ?

Pour beaucoup, les meilleurs déplacements sont les derbys. Au Havre, mais aussi à Rennes, on s’éclate, on remplit des parcages, tout le monde est motivé. Plusieurs fois dans les derbys on a pris un pied énorme parce que c’était génial. Un bon vieux derby ça n’a rien à voir avec les matchs classiques. Même là, on a reçu Paris et Marseille, c’est pas forcément pour nous les matchs de l’année.


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T’es plutôt Micro ou Mégaphone ?

On n’a toujours pas de sono. C’est en train de se conclure avec la Ville de Caen. On règle ça, au niveau des normes de sécurité, parce qu’en Normandie ils sont assez embêtants avec ça. Alors sinon, j’ai déjà eu l’occasion de faire des essais de Sono avec du matériel qu’on nous avait prêté et qui n’était pas forcement adapté. Du coup, je m’étais rendu compte que le micro c’est beaucoup mieux que le mégaphone, parce qu’on se rend compte rapidement que c’est mieux.
Après, un « Capo » et son mégaphone … ben l’un ne va pas sans l’autre. Même en ayant un micro je ne pourrai pas me passer de mon mégaphone. Je l’aurai quand même dans la main. C’est le prolongement du bras pour un « Capo ». Après, avec l’expérience, j’ai pris une grosse voix et quand l’ambiance ne me convient pas, je gueule un gros coup et tout le monde m’entend, mégaphone ou pas mégaphone.

 

L’apéro, avant ou après le match ?

Les deux mon Capitaine ! Ouais ben, quand les matchs sont le samedi c’est mieux. On se retrouve, on met tout en place en tribunes et puis une fois que c’est fait, avec tous les autres qui arrivent après, on se dit Bonjour en buvant l’apéro, et puis après on se retrouve au Local, je pense que c’est assez classique. Comme tout bon supporter. On n’a rien inventé. Le Foot et les supporteurs, de boire avant et après les matchs, c’est un grand classique pour nous aussi. Aimer le foot, c’est aimer le sport mais c’est aussi la convivialité, être avec les potes, c’est tout ça qu’on aime aussi. Comme dans la vie de tous les jours.

 

As-tu de bonnes relations avec les « Capos » des équipes adverses ?

Ben j’avoue que moi, n’étant pas trop dans la mentalité Ultra, ben j’en connais aucun en fait. Ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas mais bon, j’ai aussi d’autres trucs à faire à côté. Ce n’est pas que je ne veux pas en connaître. Les jours de matchs je suis toujours à droite à gauche pour faire ceci ou cela, veiller que tout se passe bien dans la tribune, après j’ai pas trop le temps d’aller dans les parcages, pour aller voir les supporters adverses. Si jamais un jour j’ai l’occasion de discuter avec « Capo »  je discuterai avec lui avec plaisir, aucun problème.

 

As-tu déjà tenté de dérober la bâche d’un groupe de supporteur adverse ?

Ah non. Comme je l’ai déjà dit, on n’est pas un groupe Ultra, ça ne fait pas parti de nos habitudes. Après de temps en temps, il faut bien que je canalise quelques gars, même si c’est bien ancré dans la mentalité de chez nous. C’est un truc qu’on n’a jamais fait, qu’on ne fera jamais. On s’en est déjà fait piquer par contre.

 

Justement, à l’inverse, as-tu déjà défendu la tienne ?

Ah oui, ça par contre, quand il faut le faire, je suis en première ligne, malheureusement. Mais on n’a pas créé le groupe pour ça. On est des supporteurs. On a tellement de gens différents, on a des gens qui viennent en famille, on a des retraités … donc on ne peut pas se permettre de mettre ces gens-là en danger. On ne vient pas au Malherbe Normandie Kop pour ça en tout cas, les gens le savent. Mais c’est vrai qu’on est un peu à part …

 

Quel joueur t’inspire #LeFootballVrai ?

C’est vrai que la majorité des clubs arrivent des joueurs qui restent fidèles au club. Nous on a Nicolas Seube, qui est là depuis 2001, et qui est devenu normand avec les années. C’est le pied d’encourager un joueur comme lui. Il donne toujours le meilleur de lui-même sur le terrain. Il aime vraiment le foot, et il a notre respect par rapport à ça.

 

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Quelle équipe t’inspire #LeFootballVrai ?

Je vais citer mon club, parce qu’on se bat beaucoup de temps. On a failli plonger, et on a réussi à remettre nos dirigeants dans le bon chemin parce qu’ils avaient tellement fait de conneries que les affluences se cassaient la gueule. On a bien travaillé en tribunes, les joueurs aussi, les médias, même parfois avec des politiques. On a gardé nos valeurs de foot et nous ne sommes pas tombés dans ce foot-bisness. On a réussi un gros combat et je pense que ça va durer encore quelques années.

Après pour parler d’un autre club que le mien, j’allais citer St Etienne, mais récemment j’ai vu une banderole des ‘Magics’ avec le maillot de coupe d’Europe à 120€, ça ne va pas du tout. Malheureusement, alors qu’on pense qu’un club comme St Etienne va être différent de Paris, de Marseille ou de Monaco, ben pas forcément et c’est un peu triste ; parce que Geoffroy-Guichard, par rapport à l’épopée des Verts depuis 40 ans, ça a un autre aspect que Paris ou Monaco, mais malheureusement c’est dur de ne pas se faire bouffer par le Foot-Bisness. Après je ne sais pas si tu es courant du truc, avec la création de l’Association Nationale des Supporters, on aura un peu plus de visibilité, pour revendiquer notre façon de voir le football, pour que ça reste le Football, ou que cela le redevienne pour ceux qui l’ont perdu.
Et puis peut-être ça prendra des années, mais aujourd’hui un journaliste nous demande de citer un club qui représente le Football Vrai, et ce qui serait bien c’est qu’un journaliste nous demande un jour d’en citer plusieurs.

 

Quel maillot t’inspire #LeFootballVrai ?

Pas facile comme question, je ne vais pas toute le temps citer mon club. (rires)  
Après, c’est celui que je porte et que je porte depuis 25 ans. Le maillot vrai c’est ce lui qui est porté fièrement par son supporter. On a beau avoir des rivalités, si je vois un supporter du Havre qui porte son maillot, je vais le respecter ; je ne l’aime pas parce que c’est comme ça mais je vais quand même le respecter parce qu’il porte le maillot de son club.


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Quel stade t’inspire #LeFootballVrai ?

Ouais, à Caen on a un bon stade de football. Mais bon sinon Geoffroy Guichard, même si j’ai du mal à me faire aux dernières modifications du stade. Mais ses deux tribunes, ça fait un stade de foot ! Quand tu rentres dedans il y a vraiment une ambiance que tu ne retrouves pas partout. Il fait vieux stade à l’anglaise … Par contre, à l’inverse, Gerland, la Beaujoire, j’ai du mal …

 

Propos recueillis par Petit Pont Moulon

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Un grand merci à l’équipe de We Are Malherbe qui a contribué à la mise en place de cet entretien.

 

crédits : allomatch.com / Christophe Vaucelle

 

 

 

 

 

 

17/09/2014

Ludovic Butelle : "J'ai joué une saison à Arles-Avignon en crampons Patrick"

Formé au FC Metz, Ludovic Butelle a pas mal voyagé, beaucoup en France, mais aussi en Espagne. L'expérimenté gardien de but évolue actuellement au SCO d'Angers où il a signé cet été. Aujourd'hui il se confie pour 'Le Football Vrai'.

 

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Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

Alors c’était dans le stade du FC Carnot Chatillons et c’était le stade Marcel Thil.

 

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

Celui de l’Olympique de Marseille.

Te souviens-tu de ton tout premier penalty arrêté en club ?

Oh non ! Ça devait être en tournoi en Jeunes mais je ne m’en rappelle plus.

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

Alors avec ma première paye, c’était donc quand j’étais au FC Metz, je me suis acheté une paire de « Requin », au Luxembourg. C’était la mode, je n’avais pas de basket et j’ai fait comme tout le monde, j’ai acheté une paire de « Requin » !

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

AH ! Un litre d’eau parce que je ne bois pas d’alcool. Je n’ai jamais touché une goutte d’alcool de ma vie. (rires)

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

Merguez/Frites.

 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

Ben … Ah ah ! Là je suis en Nike mais il y a eu une saison avec Arles-Avignon où j’étais en Patrick ! (rires !) C’était vraiment pas mal, mais après je suis passé chez Nike.

 

Et au niveau des crampons, tu joues plutôt en 16/18 en Alu ou crampons moulés ?

Vissés ouais, en alu.

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

Fabien Barthez. Pour ce qu’il dégageait, c’était l’époque avec l’Equipe de France etc … et puis gamin j’étais fan de l’OM. Je regardais souvent Marseille et dans mon quartier on était tous fans de Marseille. Du coup on regardait très souvent les matchs et c’est pour cela qu’il m’a autant marqué.

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Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de football ?

C’est mon 1er titre, la Gambardella, au Stade de France, avec le FC Metz. (en 2001, ndlr)
Je venais du monde amateur, en une année tu te retrouves au Stade de France. Au début tu joues dans des stades de quartier où il n’y a personne, sur des terrains stabilisés et lors de la 1ère année avec le FC Metz, tu te retrouves au SdF, tu gagnes 2/0 pour la Finale de la Gambardella, tu joues devant je ne sais plus combien de personnes, donc c’était fort, en plus avec le groupe qu’on avait. Les ¾ sont passés dans le monde professionnel.

 

Te souviens-tu du pire but que tu aies encaissé ?

Oh il y en a beaucoup ! (rires)
Mes potes me le rappellent souvent et c’est avec Metz, contre l’OM où sur un dégagement je glisse et je la donne directement sur Drogba. Et du coup il vient face à moi, il marque et il égalise à 1/1 !

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Quel le stade le plus moche dans lequel tu aies évolué ?

Oh il y en a eu des moches, en Ligue 2 notamment, mais je vais me faire jeter des pierres maintenant. (rires)
Parsemain, à Istres. En fait c’est pas qu’il est moche mais il ya dégun ! (personne ,ndlr)
Après ce que j’appelle moche c’est quand il n’y a pas de tribunes. C’est compliqué à répondre.

Je me rappelle, quand j’étais jeune, c’était en Coupe, dans un village paumé, on avait fait 2 heures de route. Le terrain, c’était un champ de patates, il y avait des bosses partout. Et en plus, on avait pris 5/0 ! On se foutait de leur gueule avec leur stade et finalement ils nous avaient botté le cul. Mais je ne me rappelle du nom du Stade. Mais celui-là était vraiment moche, ouais.

 

Et le plus beau ?

Le Nou Ca … Non ! Santiago Bernabeu ! C’est lui le plus beau.

 

Est-ce qu’il t’arrive d’aller en tribunes pour voir certains matchs ?

Bien sûr, pour voir des équipes d’Amateurs. Bien sûr. Quand j’étais à Arles-Avignon j’allais voir l’AC Vedene, qui joue en Promotion d’Honneur je crois. J’allais souvent les voir, j’avais sympathisé avec eux et puis mon fils joué dans le club donc du coup, on jouait souvent après les matchs à la pétanque. On faisait les petits barbecues de la 3ème mi-temps donc c’était vraiment du bon temps d’ailleurs.

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Quel est le joueur qui, selon toi, représente #LeFootballVrai ?

Hugo Lloris, parce qu’il est international, un des meilleurs gardiens au Monde, qui joue dans un grand club. Et malgré le fait qu’il ait certainement un gros salaire tu n’en entends jamais parler. Jamais un mot plus haut que l’autre, c’est toujours un exemple en dehors du terrain pour tout le monde. Il montre de belles valeurs que le Football a besoin.

 

Quel est le maillot qui, selon toi, représente #LeFootballVrai ?

J’avais l’ensemble de Porato quand il était à l’OM. Le noir, Ericsson, avec les bandes bleues turquoise. Et après, mon frère m’avait acheté le maillot de Barthez à une coupe du monde, un Adidas blanc avec les rayures noires.

 

Quel est le club qui, selon toi, représente #LeFootballVrai ?

Il y en a plein. Mais pour ma part, j’ai eu la chance d’être passé par le FC Metz où vraiment on apprend dès le départ aux jeunes qui sont au Centre de Formation la politesse. On t’apprend à être poli, à saluer lorsqu’une personne vient. Dès le départ ils te mettent des bases sur l’éducation. T’avais pas trop intérêt à te prendre pour un autre, ou à éviter quelqu’un pour ne pas dire ‘Bonjour’. Ta chambre devait vraiment être clean. Dès le début c’était cadré.

 

Quel est l’entraîneur qui, selon toi, représente #LeFootballVrai ?

Jean Fernandez. Il y en a qui aiment, d’autres qui n’aiment pas. Mais on a beau dire mais dans tous les clubs où il est passé il a toujours fait du bon travail. C’est un passionné comme il y en a peu, malheureusement. Ses vacances il va les passer à regarder des matchs de foot, à aller dans d’autres pays pour voir aussi des matchs de foot. Il connait tous les joueurs, tous les championnats. Quand on était à Metz, il allait au Luxembourg, en Allemagne, en Belgique.
J’ai une anecdote. On arrivait le lundi dans les vestiaires et il me demandait à moi, ou à Franck Béria, le résultat d’un match de D2 belge alors qu’on n’y connaissait rien. (rires) Un vrai passionné, qui n’a jamais eu peur de lancer des jeunes, il connait extrêmement bien le football, et il a beaucoup de valeurs. Pour moi, il représente vraiment le Football Vrai .

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Quelle est la compétition qui, selon toi, représente #LeFootballVrai ?

La Coupe de France. Tu prends la Ligue des Champions, c’est  trop médiatisé alors qu’au départ la Coupe de France c’est vraiment énorme, surtout pour les clubs amateurs. Quand t’es Pro, et que tu joues contre une DH, tu te dis que le terrain sera mauvais etc mais pour eux c’est super et tu as la magie de pouvoir éliminer un groupe Pro ! C’est énorme l’aventure humaine que tu peux avoir dans cette compétition. Moi quand je jouais dans mon petit club amateur ou en Gambardella, notre but ultime c’était de passer les premiers tours pour pouvoir récupérer les maillots ! Et dès que tu as le maillot, tu es heureux. Et puis si tu as la chance, comme à l’époque de Carquefou par exemple, comme Calais, ça doit être énorme ! Ça te montre que même si tu es un Pro et que tu prends un peu le match à la légère, tu peux te faire « taper » et après tu passes pour un guignol.
Et puis maintenant quand tu joues des CFA, CFA2, tu as des jeunes joueurs qui n’arrivent pas à passer Pro parce que parfois il faut un peu de chance, parfois tu as les blessures, et d’autres trucs, mais ces joueurs peuvent facilement jouer en National ou en Ligue 2 aussi. Et quand toi tu vas là-bas et que tu rencontres ces mecs, qui ont fait le Centre de Formation de Lyon, de Paris, de Metz, de Nantes ou de Rennes, et ben ça joue un peu au ballon. Et puis ils veulent se montrer du coup.

Parce que maintenant les clubs font attention à leur budget et font confiance à des jeunes, ils tentent des paris. T’as l’exemple de Valbuena à Marseille, personne ne le voulait après le Centre de Formation à Bordeaux, alors il est parti. Ribéry il était à Brest et c’est finalement Jean Fernandez qui est parti le dénicher à Brest. T’en a plein des joueurs comme ça.

 

Pour finir, si je te dis « Le Football Vrai », ça t’inspire quoi ?

Humilité – Valeurs – Plaisir.


Petit Pont Moulon pour LeFootballVrai

 

Crédits : passionsco.wordpress.com

 

 

03/04/2014

David Suarez : "J'avais les K7 de JPP à la maison"

David Suarez évolue actuellement à Vannes, dans le très relevé championnat du National. Le garçon a beaucoup voyagé et a connu de nombreux clubs français durant sa carrière. Il a notamment participé à la double remontée exceptionnelle du Sporting Club de Bastia.

A bientôt 35 ans et 143 buts, il a accepté de se confier sur son parcours qui respire tendrement « Le Football Vrai ».

 

Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

Waouh ! Bonne question ! Le premier souvenir qui me revient c’est le stade où j’ai fait mes premiers pas en Séniors, c’est le Stade Paul-Lignon de Rodez.


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Te souviens-tu de ton tout premier but en club ?

Mon premier but en Pro c’est contre Lorient. Cannes-Lorient en 1999 ! Ça date ! 

 

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

Je pense que c’est un maillot que mon père m’a ramené des Girondins de Bordeaux. Moi j’avais le maillot de Bordeaux, c’était à l’époque de Chalana et mon frère avait celui de Monaco.

 

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As-tu déjà porté un cycliste ou un collant sous ton short ?

Ouais cycliste. Collants jamais !

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

Je vais dire resto avec mes potes.

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

Je commence par le litre d’eau après le match et un peu plus tard dans la soirée c’est un litre de Kro.

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

Merguez/frites.

 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

J’ai commencé avec des Mizuno tout jeune, mais plutôt Adidas maintenant parce qu’il faut vraiment que je m’allège au niveau de la vitesse pour que je sois le plus performant possible.

 

T’es plutôt Téléfoot, Jour de Foot ou BeinSports ?

Aujourd’hui, avec mes enfants qui sont fous de foot, il y a la chaîne Beinsports qui marche en continue toute la semaine. Par contre, je suis un enfant de Jour de Foot et de l’Equipe du Dimanche. Ouais. J’ai vraiment regardé beaucoup d’émissions, je suis un passionné et Jour de Foot a bercé toute ma carrière. Et l’Equipe du Dimanche aussi. Grande époque.

 

C’est justement notre sentiment, cette grande époque qui nous manque … (il coupe)

Aujourd’hui, il y a tellement de Foot partout. C’est vrai que ça dénature avec l’argent et tout ce qu’il y a autour du football.

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

J’avais les K7 de JPP à la maison. Je pense qu’en termes de buteur c’était vraiment exceptionnel. Et donc j’étais vraiment porté sur les attaquants. J’ai été également marqué par la Hollande en 1988. Donc je vais dire Van Basten et JPP. Ce sont mes références au niveau de la grinta devant le but. Ils réfléchissaient pas, ils ne se posaient pas de questions devant le but et BAM ! Aujourd’hui y’a Cristiano Ronaldo et Messi forcément qui attirent mon attention mais à l’époque c’était plutôt Papin et Van Basten.


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Je fais référence à la VHS « Jean-Pierre Papin : « Mes secrets pour marquer » et à son travail quotidien.

Ah ouais je l’avais. C’est exactement ça. Il tentait sa chance, il pouvait en rater 2 dans le match il savait que la troisième allait rentrer. C’est impressionnant et ça m’a marqué pendant toute ma carrière.

 

Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de football ?

Alors je vais te dire le match où on monte avec Bastia de Ligue 2 à Ligue 1. C’est un gros souvenir parce que les gens ont envahi le terrain. Les personnes âgées pleuraient parce qu’on avait remis le Sporting à la place qu’il méritait. Cette émotion où les gens nous ont remerciés du travail qui avait été fait. De la passion qu’on mettait sur le terrain. Et eux ce qu’ils mettaient dans les tribunes c’était vraiment un moment unique. J’ai eu de très bons moments dans ma carrière mais ce match-là, où on sait qu’on va monter en Ligue 1 et la passion des gens était vraiment impressionnante. Les personnes de 70-80 ans qui pleuraient ….. C’était vraiment beau ouais. C’est la passion Corse mais c’est un remerciement pour tout le travail qu’on avait fait. Et d’avoir réussi à accomplir ça avec mes coéquipiers pendant deux saison, ça marque. Les gens s’en souviendront toute leur vie, c’est un peu ce qu’on a envie de laisser après notre carrière.

 

Quel le stade le plus moche dans lequel tu aies évolué ?

Alors là dans le championnat du National il y en a des intéressants ! On a fait quelques matchs dans des stades comme le Poiré. Ça c’est pas très moche, mais c’est très champêtre. Après faut s’adapter. Par contre le Stade de Boulogne (Stade de la Libération : ndlr)  niveau unité c’est vraiment pas mal. Y’a rien de commun. Y’a pas un dossier de la même couleur.

 

Et le plus beau ?

J’ai fait un match au Vélodrome plein. Plein c’était impressionnant mais je pense que le stade de Bastia quand il est remplit, comme la plupart du temps. Furiani c’est vraiment un stade à part et j’ai pris un réel plaisir à jouer dans ce stade. T’as l’impression que t’es à 140% et qu’il ne peut rien t’arriver. D’ailleurs je n’ai pas perdu un match à Bastia. C’est une arène, ça nous motive. C’est incroyable !

 

Est-ce qu’il t’arrive d’aller en tribunes voir certains matchs ?

Ouais souvent. En plus je suis en Bretagne et il y a beaucoup de clubs. J’ai beaucoup d’amis dans les équipes de Ligue 1 et Ligue 2. J’ai des enfants passionnés. Je suis allé voir Nantes-PSG. Je suis allé beaucoup voir Rennes cette saison. Je suis allé voir Lorient-Bastia aussi. Je suis un passionné. J’aime le foot, j’aime le regarder, j’aime jouer. Avec les enfants j’essaie de leur transmettre cette passion. J’ai quatre garçons et en plus ils sont en âge d’aimer le football donc on essai le plus souvent possible d’y aller, on a la chance d’être  à 1h de Lorient, 1h de Rennes, 1h de Nantes. Et mon père m’amenait au stade aussi, c’est toujours des moments sympas.

 

Ton passage à Bastia a été particulier pour toi et les supporteurs. Peux-tu nous en parler ?

C’est vrai que Bastia est un club particulier. Dès qu’on est arrivé en National on s’est aperçu de la tâche qu’était la nôtre de remonter le club le plus haut possible. Au moins en Ligue 2, dans le monde professionnel. Parce que le club était en train de mourir et quand je voyais des réunions d’avant-saison avec 500 personnes pour savoir où aller le Sporting à cette époque-là, en sachant qu’on avait été rétrogradé en CFA, je me suis dit que j’avais mis les pieds dans un club fort pour le football français et pour le football corse bien entendu. En plus, avec la catastrophe de Furiani, c’est un club vraiment marqué par l’Histoire ! Il y a eu aussi l’épopée de l’équipe de Bastia en 1978, la passion est vraiment dans toute la Corse ! Je l’ai de suite vu quand je suis arrivé en Corse. Dans le sud, les gens m’ont parlé tout de suite de Bastia, on venait d’arriver depuis 1 ou 2 semaines donc c’est sûr que les supporteurs font partis de l’équipe. C’est du régal quand tu gagnes, quand t’arrives à faire remonter le club, quand t’as des résultats, tu prends du plaisir. Tout le monde est content, ce sont vraiment des périodes exceptionnelles.



 

D’ailleurs, as-tu le sentiment d’avoir sauvé le club avec ces remontées consécutives ?

Je ne sais si on a sauvé le club mais on a … (il coupe : ndlr) Quand tu me parles du Football Vrai ben c’était un peu ça. On ne calculait pas, on essayait à chaque action de marquer, un peu comme quand tu joues avec tes potes dans ton quartier. L’état d’esprit, ça pouvait être de la rigolade jusqu’à deux minutes du coup d’envoi et puis après c’était fini. On avait un groupe de potes, un groupe d’amis. Humainement … et dans l’équipe il y avait aussi de bons joueurs. Il y avait les supporteurs qui avaient cette passion qui nous a portée. Les dirigeants, le staff, tout était réuni pour faire deux saisons exceptionnelles !

 

Si tu devais retenir un seul but sous le maillot corse ?

Celui dans les derniers matchs  où on est menés 0/1, on était pratiquement sûrs de monter mais à Bastia tout est symbolique. On voulait accrocher le titre de champion de National, chez nous à Furiani. En plus c’était vers le 4 ou le 5 mai, c’était la date d’anniversaire de la catastrophe de Furiani et dans ce match on bat Créteil, moi je marque à la 70ème à peu près et on renverse la situation d’une super tête qui va dans la lucarne. Là on égalise et après on marque le but du 2/1 à la 95ème minute et on est champion. Un titre de National c’est pas grand-chose mais on aurait dit que c’était un match de coupe d’Europe !

 

Tu as aussi joué à Sedan, et là, ça s’est beaucoup moins bien passé ?

Ah ouais ben là tu perds la notion de Football, même si dans l’équipe il y avait de supers mecs. Franchement le groupe était très bon. J’ai eu avec Landry Chauvin un problème de communication parce que moi je donnais tout ce qu’il fallait à l’entrainement, je faisais des efforts, j’étais bien, j’étais dans le truc. Lui il voulait que j’arrête ma carrière en 2008, il m’a dit qu’il fallait passer à autre chose, penser à la reconversion. Psychologiquement, il a utilisé son groupe, en fait il n’y avait pas de concurrence donc au final il n'est pas monté avec pratiquement les meilleurs joueurs de Ligue 2. C’était un vrai problème de communication. Je ne lui en veux pas mais je pense que quand on gère un groupe, on doit savoir utiliser tout le monde tout en communicant. On va dire que footballistiquement, ça aurait été le point noir de ma carrière, mais je ne me prends pas la tête, j’ai la chance de faire vraiment un très très beau métier, j’ai donné tout ce que j’avais à l’entraînement, je méritais de participer à tout ça mais bon, il n’avait pas envie de me faire jouer … Je ne sais pas si c’était des consignes ou quoi que ce soit, et puis voilà, je trace ma route. ET bon, j’étais très très heureux qu’il me fasse, 2 ans après, la haie d’honneur lors du dernier match (Bastia-Nantes, 11 mais 2012, Bastia est sacré champion de Ligue 2 : ndlr) Dans le foot comme dans la vie, la roue tourne (rires) Il faut savoir parfois courber l’échine pour pouvoir rebondir et Sedan ça m’a énormément servi ouais.

 

Et à Vannes, comment se passe la saison ?

Et ben elle a eu du mal à démarrer. J’ai l’impression qu’on a trouvé un équilibre malgré tout ce qu’il nous ait arrivés. C’est un bon club, avec une très bonne mentalité, il y a un très bon groupe mais bon quand on est 19 joueurs c’est compliqué. Et puis le championnat National c’est un championnat rugueux, qui nécessite beaucoup d’expérience, surtout à l’extérieur où on a beaucoup de mal d’ailleurs. Là ça va beaucoup mieux, on est en train de remonter la pente, on avait beaucoup de points de retard. (Vannes est 16ème du classement : ndlr) J’espère qu’on va continuer comme ça et qu’on va s’en sortir. On est sur une très bonne série.


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Si je dis « Le Football Vrai » ça t’inspire quoi ?

Ça m’inspire cette ambiance de vestiaires, de rigolade, de potes, voilà, on va faire un match, on va se défoncer les uns pour les autres. Ça m’inspire le fait de garder la passion du foot. C’est vrai qu’il y a des moments où ça dérive un peu, on est plus dans la contestation, la colère, tout ce qui est gestion, le financier, tout ce qu’il y a autour des footballeurs. Moi le Football Vrai c’est peut-être ce qui m’a permis de durer dans ce milieu qui est difficile. Il faut toujours penser que le Foot c’est un jeu, il faut essayer de prendre le maximum de plaisir, marquer le plus de buts possible que ça soit en match, à l’entrainement où dans les petits jeux. Il faut donner le meilleur. Les gens qui donnent le meilleur sont toujours récompensés. Le Football Vrai c’est cette notion de dépense d’énergie et à la fin on se sert la main et on boit une p’tite bière. C’est ce qui manque aujourd’hui dans les groupes qui ont du mal à enchaîner les victoires. Les joueurs Pro finissent leur match et rentrent chez eux. Le Foot Vrai ça me rappelle quand j’ai commencé à Rodez où je jouais avec des joueurs expérimentés, ils avaient connus la Ligue 2 et le National et c’était ça. Il y avait le match, on se donnait un maximum que l’on gagnait ou que l’on perdait et puis après on partait au Café pour essayer de discuter jusqu’à « pas d’heure ». Ce matin, je titillais encore des joueurs à l’entraînement, je leur disais « Allez les gars faut gagner » alors que ce sont des matchs d’entraînement. On a la chance de faire un beau métier, alors si en plus on fait la gueule …

 

Du coup, peux-tu nous faire un TOP 3 des joueurs qui t’inspirent  typiquement « Le Football Vrai » ?

 

Question difficile …
Je pense que, toute proportion gardée, ce que fait Ryan Giggs depuis le début de sa carrière c’est énorme. Lui c’est le football total, la passion. Tu es incapable de jouer jusqu’à 40 ans sans passion. Il faut aimer le foot. Il représente beaucoup pour les joueurs.
Après, après, après … En France, je dirais Benoît Costil, bon, déjà c’est un pote à moi
(rires) mais il est toujours souriant, il a toujours envie de jouer. Quand il fait des erreurs, il le dit ouvertement, il est toujours positif. C’est un peu le symbole d’un joueur qui a cette passion et qui joue au Haut Niveau. Il est toujours courtois, disponible pour ses partenaires, les adversaires, il est très fair-play, je pense que beaucoup  devraient s’inspirer de son état d’esprit. Je t’envoi le troisième par texto si jamais je le trouve ! (rires)

Propos recueillis par Petit Pont Moulon

 

Crédits : "Old School Panini" / "ouest-france.fr"

 
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