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21/11/2014

22 août 1997, le FC Metz faisait tomber le PSG.

« On se surprend même. Mais Paris sera champion. »

Ces mots, ce sont ceux de Robert Pirès, à la suite d’un FC Metz-PSG, joué un soir d’Août 1997, lors de la 4ème journée de Division 1, pour le compte de la saison 1997/1998. Il ne le sait pas encore à ce moment-là, mais il aura tout faux.
Paris finira 8ème et le FC Metz terminera second, derrière un RC Lens également euphorique cette saison-là.

Sur le papier, comme c’est souvent le cas, le PSG semble favori, avec Raï, Marco Simone, ou encore Alain Roche et Paul Le Guen en défense.
En face, Metz aligne une équipe type composée de Kastendeuch, Philippe Gaillot et Danny Boffin, surnommé « Danny la Mobylette » , pour ne citer qu’eux.

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Pour l’anecdote, c’est l’emblématique Mr Claude Colombo qui arbitrera les débats. 

Lors de la rencontre, Paris n’existera pas en 1ère mi-temps,  et les deux équipes rentreront malgré tout aux vestiaires sur le score nul et vierge de 0/0.
Pas de quoi freiner l’engouement des 25.000 supporters grenat présents à Saint-Symphorien.
En deuxième période, la vivacité et l’envie messine feront le travail et d’abord Robert Pirès, sur penalty, puis Bruno Rodriguez, sur une superbe frappe de l’extérieur de la surface de réparation, permettront au FC Metz de faire tomber le PSG.

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Et ce n’est pas le but de Marco Simone en toute fin de rencontre qui changera quelque chose à la donne. 

Cette saison, c’est encore une tâche compliquée qui attend les joueurs au maillot frappé de la Croix de Lorraine, mais comme nous avions pu le voir lors de cette soirée d’été de 1997, la magie du football peut une nouvelle fois opérer et les parisiens auront tout intérêt à se mettre rapidement à l’abri s'ils ne veulent pas connaître une déconvenue. 

 

Petit Pont Moulon

 

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crédits : fcmetz.com // archivesparisfootball.wordpress.com

 

 

03/10/2014

03 Octobre 1984, le jour où le FC Metz a éliminé le FC Barcelone

Il y a 30 ans, le FC Metz éliminait le Barça. Un match inoubliable pour la Lorraine.

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Nous sommes le 3 Octobre 1984, et le FC Metz joue un 1/16ème de finale retour de la Coupe des Coupes. Et pas dans n’importe quelle condition. En effet, les coéquipiers de Michel Ettore affrontent le Barça.
De plus, au match aller, Philippe Hinschberger et son équipe avaient clairement pris l’eau à Saint-Symphorien et avaient encaissé un cinglant 2/4 qui promettait un match retour très difficile. Une qualification impossible même. Un match durant lequel l’équipe messine avait été particulièrement maladroite et avait commis des grosses erreurs permettant aux espagnols de s’offrir tranquillement la victoire, voire déjà la qualification, du moins dans leur tête.
Quelques mois plus tôt, le FC Metz a remporté la Coupe de France. Mais à l’époque, le Barça est déjà une très grande équipe européenne et domine le championnat espagnol.

Après la déroute du match aller, le petit monde du football voit, à juste titre, le FC Metz sombrer en Espagne face à une équipe emmenée par Bernd Schuster, Steve Archibald ou encore Alonso, qui n’est autre que le père du néo bavarois  Xabi Alonso. Bref, pas une équipe de peintres, malgré tout le respect que je peux avoir pour cette profession.

En face, l’équipe à la Croix de Lorraine aligne son 11 type et compte sur des exploits de ses meilleurs joueurs :

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Ce soir-là, une centaine de suppporters grenats traverse la France par leurs propres moyens et rejoint Barcelone pour soutenir, malgré le match aller, leur équipe favorite. Ils se souviendront de cette soirée toute leur vie.

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Côté espagnol, on ne peut pas dire que la foule se soit déplacée en masse, sentant que son équipe n’aurait sans doute aucun mal à se débarrasser du club français. Les socios ont donc préféré regarder le match à la maison.

Dès le début de la rencontre, les Barcelonais assiègent le but de Michel Ettore qui réalise des arrêts formidables, et a fait certainement l’un de ses plus beaux matchs au Nou Camp, stoppant plusieurs offensives de Schuster.

Détendus et sans pression, les joueurs messins tentent de garder le ballon mais finissent tout de même par plier face à un énième attaque des barcelonais. Nous jouons alors la 37ème minute et la ‘Metz semble dite’. Mais voilà, ce soir, le vent souffle dans le dos des lorrains et quelques minutes plus tard, Zvonko Kurbos, dit ‘Tony ’,  semble vouloir centrer mais le ballon termine dans le but d’Amador. Une égalisation presque méritée pour les Lorrains.
Sur le coup d’envoi, les espagnols essaient immédiatement de partir vers l’avant mais les messins sentent que quelque chose est à faire, là, maintenant. Et c’est bel et bien ce qu’il va se passer. Philippe Hinschberger déborde et voit Jules Bocandé au centre. Sa passe est malencontreusement poussée par Sanchez dans son propre camp et le FC Metz renverse donc la vapeur. Oui, le FC Metz mène désormais à la pause.

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 « A la mi-temps, j’étais vraiment persuadé qu’on allait gagner. Marcel Husson nous avait dit qu’il fallait y croire.» déclara Michel Ettore à la fin de la rencontre.

 

En deuxième période, et grâce à une défense impériale, et un Ettore infranchissable, le FC Metz va petit à petit semer le doute dans les têtes barcelonaises jusqu’à prendre un avantage un peu plus conséquent. Et ce grâce à un très bon Jean-Paul Bernad qui va déposer un super ballon au-dessus de la défense du Barça et permettre à Kurbos, décidément dans un grand soir, de réaliser le doublé et permettre à son équipe de mener 3 à 1 ! « Je les avais vus jouer et on savait que leur défense était lente » affirmera Bernad après le match.

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Metz ne joue que par contre et le fait remarquablement. Néanmoins, les espagnols enchaînent les offensives et Michel Ettore est imperturbable. « Ils ont eu beaucoup d’actions mais ils sont tombés sur un super Michel Ettore » semble déclarer Jean-Paul Bernad en guise de remerciement envers son gardien de but.
Et ce qui devait arriver arriva. Sur un bon débordement de Bocandé, l’attaquant sénégalais centre en retrait une première fois, et après un contre parvient à transmettre le ballon à Kurbos qui réalise le triplé, et permet au FC Metz de créer un exploit retentissant sur la scène européenne.
Plus rien ne sera marqué, les joueurs peuvent laisser exploser leur joie.

Le mot de la fin sera pour Marcel Husson, l’entraineur grenat : « Quand je disais que nous étions passés à côté de quelque chose de grand à l’aller, j’étais dans le vrai. Ce soir, 11 joueurs sur les 16 inscrits sur la feuille de match sont issus du centre de formation. La voilà la force du FC Metz. »

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Ainsi, un soir d’octobre 84, le Football Vrai fût parfaitement représenté par une équipe de valeureux joueurs, entrés pour l’Eternité dans l’Histoire du Football Français.

 

 

Petit Pont Moulon

 

 

Crédits : Old School Panini / Screens Youtube

 

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