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16/04/2014

L'Horoscope Vrai de la Semaine.

Diafra Sakho (FC Metz) : Né le 24 décembre 1989 : CAPRICORNE

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Amour : Devant les difficultés quotidiennes de la vie, le Capricorne saura tirer son épingle du jeu pour déclencher le maximum d’amour de la part de son entourage, surtout si celui-ci se trouve dans les tribunes. Vous, le Capricorne, vous saurez également garder le pied sur terre malgré les sollicitations de Vénus.

Santé : Tout va bien pour vous. Malgré une fatigue en début de semaine, vous avez su remettre le pied à l’étrier pour vous distinguer une fois de plus.

Travail : Vos projets commencent à aboutir. Vous avez le soutien de votre hiérarchie mais attention à Uranus qui pourrait tout remettre en question.


Olivier Sorlin (Evian TG) : Né le 09 avril 1979 : BELIER

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Amour : Les personnes qui vous connaissent savent comment vous prendre. D’ailleurs, elles ont une totale confiance en vous. Le bélier sait profiter de ces occasions pour rendre aux personnes qui l’ont soutenu ce qu’elles lui ont donné. Attention aux envies d’ailleurs.

Santé : Vous êtes un battant, vous ne lâchez rien et vous avez toujours la forme. Levez un peu le pied avant que Jupiter ne vous rattrape.

Travail : Vous ne récoltez que ce que vous méritez. Vous avez toujours un moyen de mener vos troupes là où elles veulent arriver. D’ailleurs, Mars viendra bientôt taper à votre porte.


Christophe Kerbrat (EA Guingamp) : Né le 02 août 1986 : LION

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Amour : Ne réfléchissez plus, les personnes que vous aimez sont juste là, devant à vous, pour ne pas dire à vos pieds. Faites-vous plaisir et Vénus vous le rendra.

Santé : Tout va bien, malgré le moral légèrement touché. Seulement voilà, le Lion est fonceur et surtout arrive à vaincre moralement la défaite.

Travail : Tout s’écroule autour de vous et Mercure prend un malin plaisir à vous atteindre. Malgré tout, ne laissez votre entourage professionnel vous tirer vers le bas, en tant que Lion, vous aurez la lourde tâche de changer la donne.

 

Petit Pont Moulon

 

 

Crédits : africasports.com ; etgfc.com ; lechodelargoat.fr

03/04/2014

David Suarez : "J'avais les K7 de JPP à la maison"

David Suarez évolue actuellement à Vannes, dans le très relevé championnat du National. Le garçon a beaucoup voyagé et a connu de nombreux clubs français durant sa carrière. Il a notamment participé à la double remontée exceptionnelle du Sporting Club de Bastia.

A bientôt 35 ans et 143 buts, il a accepté de se confier sur son parcours qui respire tendrement « Le Football Vrai ».

 

Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

Waouh ! Bonne question ! Le premier souvenir qui me revient c’est le stade où j’ai fait mes premiers pas en Séniors, c’est le Stade Paul-Lignon de Rodez.


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Te souviens-tu de ton tout premier but en club ?

Mon premier but en Pro c’est contre Lorient. Cannes-Lorient en 1999 ! Ça date ! 

 

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

Je pense que c’est un maillot que mon père m’a ramené des Girondins de Bordeaux. Moi j’avais le maillot de Bordeaux, c’était à l’époque de Chalana et mon frère avait celui de Monaco.

 

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As-tu déjà porté un cycliste ou un collant sous ton short ?

Ouais cycliste. Collants jamais !

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

Je vais dire resto avec mes potes.

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

Je commence par le litre d’eau après le match et un peu plus tard dans la soirée c’est un litre de Kro.

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

Merguez/frites.

 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

J’ai commencé avec des Mizuno tout jeune, mais plutôt Adidas maintenant parce qu’il faut vraiment que je m’allège au niveau de la vitesse pour que je sois le plus performant possible.

 

T’es plutôt Téléfoot, Jour de Foot ou BeinSports ?

Aujourd’hui, avec mes enfants qui sont fous de foot, il y a la chaîne Beinsports qui marche en continue toute la semaine. Par contre, je suis un enfant de Jour de Foot et de l’Equipe du Dimanche. Ouais. J’ai vraiment regardé beaucoup d’émissions, je suis un passionné et Jour de Foot a bercé toute ma carrière. Et l’Equipe du Dimanche aussi. Grande époque.

 

C’est justement notre sentiment, cette grande époque qui nous manque … (il coupe)

Aujourd’hui, il y a tellement de Foot partout. C’est vrai que ça dénature avec l’argent et tout ce qu’il y a autour du football.

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

J’avais les K7 de JPP à la maison. Je pense qu’en termes de buteur c’était vraiment exceptionnel. Et donc j’étais vraiment porté sur les attaquants. J’ai été également marqué par la Hollande en 1988. Donc je vais dire Van Basten et JPP. Ce sont mes références au niveau de la grinta devant le but. Ils réfléchissaient pas, ils ne se posaient pas de questions devant le but et BAM ! Aujourd’hui y’a Cristiano Ronaldo et Messi forcément qui attirent mon attention mais à l’époque c’était plutôt Papin et Van Basten.


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Je fais référence à la VHS « Jean-Pierre Papin : « Mes secrets pour marquer » et à son travail quotidien.

Ah ouais je l’avais. C’est exactement ça. Il tentait sa chance, il pouvait en rater 2 dans le match il savait que la troisième allait rentrer. C’est impressionnant et ça m’a marqué pendant toute ma carrière.

 

Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de football ?

Alors je vais te dire le match où on monte avec Bastia de Ligue 2 à Ligue 1. C’est un gros souvenir parce que les gens ont envahi le terrain. Les personnes âgées pleuraient parce qu’on avait remis le Sporting à la place qu’il méritait. Cette émotion où les gens nous ont remerciés du travail qui avait été fait. De la passion qu’on mettait sur le terrain. Et eux ce qu’ils mettaient dans les tribunes c’était vraiment un moment unique. J’ai eu de très bons moments dans ma carrière mais ce match-là, où on sait qu’on va monter en Ligue 1 et la passion des gens était vraiment impressionnante. Les personnes de 70-80 ans qui pleuraient ….. C’était vraiment beau ouais. C’est la passion Corse mais c’est un remerciement pour tout le travail qu’on avait fait. Et d’avoir réussi à accomplir ça avec mes coéquipiers pendant deux saison, ça marque. Les gens s’en souviendront toute leur vie, c’est un peu ce qu’on a envie de laisser après notre carrière.

 

Quel le stade le plus moche dans lequel tu aies évolué ?

Alors là dans le championnat du National il y en a des intéressants ! On a fait quelques matchs dans des stades comme le Poiré. Ça c’est pas très moche, mais c’est très champêtre. Après faut s’adapter. Par contre le Stade de Boulogne (Stade de la Libération : ndlr)  niveau unité c’est vraiment pas mal. Y’a rien de commun. Y’a pas un dossier de la même couleur.

 

Et le plus beau ?

J’ai fait un match au Vélodrome plein. Plein c’était impressionnant mais je pense que le stade de Bastia quand il est remplit, comme la plupart du temps. Furiani c’est vraiment un stade à part et j’ai pris un réel plaisir à jouer dans ce stade. T’as l’impression que t’es à 140% et qu’il ne peut rien t’arriver. D’ailleurs je n’ai pas perdu un match à Bastia. C’est une arène, ça nous motive. C’est incroyable !

 

Est-ce qu’il t’arrive d’aller en tribunes voir certains matchs ?

Ouais souvent. En plus je suis en Bretagne et il y a beaucoup de clubs. J’ai beaucoup d’amis dans les équipes de Ligue 1 et Ligue 2. J’ai des enfants passionnés. Je suis allé voir Nantes-PSG. Je suis allé beaucoup voir Rennes cette saison. Je suis allé voir Lorient-Bastia aussi. Je suis un passionné. J’aime le foot, j’aime le regarder, j’aime jouer. Avec les enfants j’essaie de leur transmettre cette passion. J’ai quatre garçons et en plus ils sont en âge d’aimer le football donc on essai le plus souvent possible d’y aller, on a la chance d’être  à 1h de Lorient, 1h de Rennes, 1h de Nantes. Et mon père m’amenait au stade aussi, c’est toujours des moments sympas.

 

Ton passage à Bastia a été particulier pour toi et les supporteurs. Peux-tu nous en parler ?

C’est vrai que Bastia est un club particulier. Dès qu’on est arrivé en National on s’est aperçu de la tâche qu’était la nôtre de remonter le club le plus haut possible. Au moins en Ligue 2, dans le monde professionnel. Parce que le club était en train de mourir et quand je voyais des réunions d’avant-saison avec 500 personnes pour savoir où aller le Sporting à cette époque-là, en sachant qu’on avait été rétrogradé en CFA, je me suis dit que j’avais mis les pieds dans un club fort pour le football français et pour le football corse bien entendu. En plus, avec la catastrophe de Furiani, c’est un club vraiment marqué par l’Histoire ! Il y a eu aussi l’épopée de l’équipe de Bastia en 1978, la passion est vraiment dans toute la Corse ! Je l’ai de suite vu quand je suis arrivé en Corse. Dans le sud, les gens m’ont parlé tout de suite de Bastia, on venait d’arriver depuis 1 ou 2 semaines donc c’est sûr que les supporteurs font partis de l’équipe. C’est du régal quand tu gagnes, quand t’arrives à faire remonter le club, quand t’as des résultats, tu prends du plaisir. Tout le monde est content, ce sont vraiment des périodes exceptionnelles.



 

D’ailleurs, as-tu le sentiment d’avoir sauvé le club avec ces remontées consécutives ?

Je ne sais si on a sauvé le club mais on a … (il coupe : ndlr) Quand tu me parles du Football Vrai ben c’était un peu ça. On ne calculait pas, on essayait à chaque action de marquer, un peu comme quand tu joues avec tes potes dans ton quartier. L’état d’esprit, ça pouvait être de la rigolade jusqu’à deux minutes du coup d’envoi et puis après c’était fini. On avait un groupe de potes, un groupe d’amis. Humainement … et dans l’équipe il y avait aussi de bons joueurs. Il y avait les supporteurs qui avaient cette passion qui nous a portée. Les dirigeants, le staff, tout était réuni pour faire deux saisons exceptionnelles !

 

Si tu devais retenir un seul but sous le maillot corse ?

Celui dans les derniers matchs  où on est menés 0/1, on était pratiquement sûrs de monter mais à Bastia tout est symbolique. On voulait accrocher le titre de champion de National, chez nous à Furiani. En plus c’était vers le 4 ou le 5 mai, c’était la date d’anniversaire de la catastrophe de Furiani et dans ce match on bat Créteil, moi je marque à la 70ème à peu près et on renverse la situation d’une super tête qui va dans la lucarne. Là on égalise et après on marque le but du 2/1 à la 95ème minute et on est champion. Un titre de National c’est pas grand-chose mais on aurait dit que c’était un match de coupe d’Europe !

 

Tu as aussi joué à Sedan, et là, ça s’est beaucoup moins bien passé ?

Ah ouais ben là tu perds la notion de Football, même si dans l’équipe il y avait de supers mecs. Franchement le groupe était très bon. J’ai eu avec Landry Chauvin un problème de communication parce que moi je donnais tout ce qu’il fallait à l’entrainement, je faisais des efforts, j’étais bien, j’étais dans le truc. Lui il voulait que j’arrête ma carrière en 2008, il m’a dit qu’il fallait passer à autre chose, penser à la reconversion. Psychologiquement, il a utilisé son groupe, en fait il n’y avait pas de concurrence donc au final il n'est pas monté avec pratiquement les meilleurs joueurs de Ligue 2. C’était un vrai problème de communication. Je ne lui en veux pas mais je pense que quand on gère un groupe, on doit savoir utiliser tout le monde tout en communicant. On va dire que footballistiquement, ça aurait été le point noir de ma carrière, mais je ne me prends pas la tête, j’ai la chance de faire vraiment un très très beau métier, j’ai donné tout ce que j’avais à l’entraînement, je méritais de participer à tout ça mais bon, il n’avait pas envie de me faire jouer … Je ne sais pas si c’était des consignes ou quoi que ce soit, et puis voilà, je trace ma route. ET bon, j’étais très très heureux qu’il me fasse, 2 ans après, la haie d’honneur lors du dernier match (Bastia-Nantes, 11 mais 2012, Bastia est sacré champion de Ligue 2 : ndlr) Dans le foot comme dans la vie, la roue tourne (rires) Il faut savoir parfois courber l’échine pour pouvoir rebondir et Sedan ça m’a énormément servi ouais.

 

Et à Vannes, comment se passe la saison ?

Et ben elle a eu du mal à démarrer. J’ai l’impression qu’on a trouvé un équilibre malgré tout ce qu’il nous ait arrivés. C’est un bon club, avec une très bonne mentalité, il y a un très bon groupe mais bon quand on est 19 joueurs c’est compliqué. Et puis le championnat National c’est un championnat rugueux, qui nécessite beaucoup d’expérience, surtout à l’extérieur où on a beaucoup de mal d’ailleurs. Là ça va beaucoup mieux, on est en train de remonter la pente, on avait beaucoup de points de retard. (Vannes est 16ème du classement : ndlr) J’espère qu’on va continuer comme ça et qu’on va s’en sortir. On est sur une très bonne série.


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Si je dis « Le Football Vrai » ça t’inspire quoi ?

Ça m’inspire cette ambiance de vestiaires, de rigolade, de potes, voilà, on va faire un match, on va se défoncer les uns pour les autres. Ça m’inspire le fait de garder la passion du foot. C’est vrai qu’il y a des moments où ça dérive un peu, on est plus dans la contestation, la colère, tout ce qui est gestion, le financier, tout ce qu’il y a autour des footballeurs. Moi le Football Vrai c’est peut-être ce qui m’a permis de durer dans ce milieu qui est difficile. Il faut toujours penser que le Foot c’est un jeu, il faut essayer de prendre le maximum de plaisir, marquer le plus de buts possible que ça soit en match, à l’entrainement où dans les petits jeux. Il faut donner le meilleur. Les gens qui donnent le meilleur sont toujours récompensés. Le Football Vrai c’est cette notion de dépense d’énergie et à la fin on se sert la main et on boit une p’tite bière. C’est ce qui manque aujourd’hui dans les groupes qui ont du mal à enchaîner les victoires. Les joueurs Pro finissent leur match et rentrent chez eux. Le Foot Vrai ça me rappelle quand j’ai commencé à Rodez où je jouais avec des joueurs expérimentés, ils avaient connus la Ligue 2 et le National et c’était ça. Il y avait le match, on se donnait un maximum que l’on gagnait ou que l’on perdait et puis après on partait au Café pour essayer de discuter jusqu’à « pas d’heure ». Ce matin, je titillais encore des joueurs à l’entraînement, je leur disais « Allez les gars faut gagner » alors que ce sont des matchs d’entraînement. On a la chance de faire un beau métier, alors si en plus on fait la gueule …

 

Du coup, peux-tu nous faire un TOP 3 des joueurs qui t’inspirent  typiquement « Le Football Vrai » ?

 

Question difficile …
Je pense que, toute proportion gardée, ce que fait Ryan Giggs depuis le début de sa carrière c’est énorme. Lui c’est le football total, la passion. Tu es incapable de jouer jusqu’à 40 ans sans passion. Il faut aimer le foot. Il représente beaucoup pour les joueurs.
Après, après, après … En France, je dirais Benoît Costil, bon, déjà c’est un pote à moi
(rires) mais il est toujours souriant, il a toujours envie de jouer. Quand il fait des erreurs, il le dit ouvertement, il est toujours positif. C’est un peu le symbole d’un joueur qui a cette passion et qui joue au Haut Niveau. Il est toujours courtois, disponible pour ses partenaires, les adversaires, il est très fair-play, je pense que beaucoup  devraient s’inspirer de son état d’esprit. Je t’envoi le troisième par texto si jamais je le trouve ! (rires)

Propos recueillis par Petit Pont Moulon

 

Crédits : "Old School Panini" / "ouest-france.fr"

25/03/2014

Jérôme Leroy : "Le Football Vrai, ça représente une passion."

Inutile de présenter Jérôme Leroy. Le garçon, sorti de sa courte retraite après une saison à Evian, rebondit aujourd’hui à Istres, en Ligue 2.
Passé notamment par le PSG et l’OM, le joueur est connu pour sa précision et son excellente vision du jeu malgré ses 39 printemps. Il a aussi une réputation d’hargneux qu’il transmet souvent, et ce positivement,  à ses coéquipiers.
Il nous a fait l’immense honneur de répondre à notre interview et ainsi inaugurer notre nouveau terrain d’expression.

 

Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

Mon premier match Pro c’était à la Meinau, avec Laval.


Jérôme Leroy, Le Football Vrai, Istres, OM, PSG,

 

Te souviens-tu de ton tout premier but en club ?

Mon premier but ? Mon premier but en pro !? Oh la la c’était il y a 20 ans !Il me semble que c’était au Parc des Princes …

 

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

Je pense que c’était le maillot de l’Equipe de France.

 

As-tu déjà porté un cycliste ou un collant sous ton short ?

Ouais j’ai déjà mis des cyclistes. Et des cuissards aussi.

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

Avec ma première paye, j’ai acheté une voiture à mes parents.

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

Les deux. Ça m’est déjà arrivé ouais. Maintenant moins, mais jeune, ouais bien jeune j’étais plutôt tendance alcool après les matchs.

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

Merguez/Frites.

 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

Adidas. (Il avait des Nike aux pieds : ndlr)

 

T’es plutôt Téléfoot, Jour de Foot ou BeinSports ?

Oula ! Téléfoot ça fait bien un bail que je ne regarde plus.
Jour de Foot, il n’y a que maintenant que je regarde parce qu’avant je n’en avais pas l’opportunité. Donc je vais dire Jour de Foot.

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

Je vais dire un joueur contre qui j’ai joué. Bon, il y en a eu quelques-uns mais je vais prendre un français tant qu’à faire. Je vais dire David Ginola.

 

Quel est ton meilleur souvenir sous le maillot du PSG ?

Malgré la défaite, c’est la finale de coupe d’Europe, perdue contre le Barça. Mais quand même …

 

Et sous celui de l’OM ?

Le dernier match de championnat à Sedan, c’est le match du maintien.

 

Te souviens-tu du match le plus ‘chaud’ auquel tu aies participé ?

Alors il y a eu le match à Galatasaray au niveau de l’ambiance dans les tribunes.
Et sur le terrain, ben, les matchs entre l’OM et le PSG.

Le choc OM-PSG, ça fait vraiment monter l’adrénaline sur le terrain ou c’est juste de l’intox médiatique qui plait aux supporteurs ?

Ben, maintenant on s’aperçoit que ce sont les journalistes qui font monter la pression. Alors qu’avant c’était le terrain qui faisait la ferveur de ce match. Maintenant oui, ce sont plus les journalistes qui essaient de monter en épingle ce Clasico alors qu’avant il n’y avait pas besoin ça.

 

D’ailleurs, tu as des nouvelles de Laurent Leroy ?

Ah non ! (Il ne sourit même pas : ndlr)

 

Jérôme Leroy, Le Football Vrai, Istres, OM, PSG,

 

Plus du tout ?

Du tout !

 

Tu préfères marquer un but ou déposer une galette sur la tête d’un coéquipier ?

Aucun des deux. Moi ça a toujours été le plaisir de jouer avec des potes au départ j’ai eu la chance de devenir professionnel mais j’ai gardé cette même mentalité. Je ne suis pas très fan des statistiques.

 

Selon nous, tu as été un des joueurs français les plus talentueux, qu’est-ce qu’il t’a manqué pour goûter à l’Equipe de France ?

Ben beaucoup de choses. Maintenant, comme je l’ai dit, ce n’était pas un objectif d’être professionnel. C’était plus un rêve. Et comme ça n’a jamais été un objectif, même pour l’Equipe de France, je n’ai donc pas de regrets.
J’ai 39 ans, je joue encore, je suis content. Et puis tout ça, quand tu n’y penses pas, ça ne devient pas une obsession.

 

Quel est ton secret pour être encore au top à 39 ans ?

En fait si j’en suis là, et j’y ai un peu répondu avant, c’est que je pars du principe de me faire plaisir et c’est peut-être pour ça que je me démarque des autres. Je ne me prends pas au sérieux et en fait je me dis que voilà, je joue et à tout moment je peux arrêter et je pense que c’est pour ça que je suis encore là aujourd’hui.

 

Mise à part ton escapade en Israël, tu auras toujours évolué en France. Est-ce un choix volontaire ou un peu par défaut ?

J’ai eu quelques opportunités mais ça ne s’est pas fait. La seule vraie opportunité que j’ai eue c’était l’Israël et j’ai  suivi Luis Fernandez à l’époque. Après je suis revenu en France. J’aurais aimé mais bon … J’ai pas de regrets et puis ça m’a permis de faire ma carrière en France et c’est pas non plus donné à tout le monde.

 

Et du coup, c’est ta dernière année ou on aura encore la chance de te revoir sur les terrains de Ligue 2, ou autres ?

J’en sais rien. Ma seule obsession c’est de laisser Istres en Ligue 2 si je devais arrêter ma carrière. Je suis arrivé, ils étaient en Ligue 2 donc la moindre des choses avant de partir c’est qu’ils soient encore la saison prochaine.


Jérôme Leroy, Le Football Vrai, Istres, OM, PSG,


 

Qu’est-ce que possède la Ligue 2 et qui manque à la Ligain ?

Heu … J’aurais fait l’inverse !? Au contraire j’aurais dit qu’il manque beaucoup de chose.  Ah c’est dur. Il y a un fossé au niveau des valeurs.
On va dire que ce qu’il manque à la Ligain c’est les stades vides ! Mise à part Lens et Metz, tous les stades sont assez vides …

 

Tu es dans ta voiture, le feu passe au vert, quelqu’un klaxonne derrière toi, tu sors pour le tacler par derrière ou tu fais profil bas ?

Non non, je prends mon temps pour démarrer.

 

Tu as une réputation de hargneux, comment es-tu dans la vie ?

Pareil. Ouais Ouais … (Il coupe : ndlr)

 

D’ailleurs, le MMA te sert à te canaliser ?

Alors là j’ai arrêté mais au niveau de l’ouverture d’esprit et de la maitrise de soi, ça a été un plus.  Ça m’a permis aussi de m’entretenir. On le répète souvent, mais plus on est énervé, plus on fait mal les choses. Et on s’aperçoit que dans un sport de combat, plus on est calme, plus on a de chances de gagner. Et je me rends compte qu’au foot c’est un peu pareil, moins on s’énerve et plus on est performant. C’est bien. J’ai été ravi de côtoyer ce sport et d’avoir une autre ouverture d’esprit.
Souvent on dit que dans les sports de combat, ce sont des sportifs assez bêtes et qui sont bons qu’à taper mais on s’aperçoit qu’en général ces personnes sont très calmes.

 

Tu penses poursuivre dans ce sport ?

Oui oui. Pour m’entretenir. Et puis c’est plaisant. J’aime cette l’adrénaline. Côtoyer un sport qu’on ne maîtrise pas c’est un challenge intéressant et j’ai toujours aimé relever ce type de challenge. J’espère vraiment poursuivre.

 

Tu as prévu de te reconvertir dans le milieu du foot ou tu as d’autres projets ?

On s’aperçoit qu’une  fois qu’on arrête sa carrière il est très difficile de rester dans ce milieu. J’attends rien de particulier mais les gens savent comment je fonctionne. Si un jour quelqu’un a envie de travailler avec moi ou a besoin de mes services, je serai peut-être ouvert. Mais ce n’est pas une obsession non plus.

 

 

Quand je te dis « Football Vrai », ça t’inspire quoi ?

Pour moi « Le Football Vrai » ça représente une passion et c’est vrai que depuis une dizaine d’années je ne vois plus cette passion. On se plaint du professionnalisme mais aussi en amateur, il n’y a plus de passionnés. Ils sont tous obnubilés  par l’argent. Les petits ne pensent qu’à devenir professionnel mais encore une fois, plus on est obsédé par ça, moins on a de chance de le devenir.
Je crois qu’il n’y a que la passion qui peut permettre d’atteindre ses objectifs. Et je pense que depuis un moment, même si on critique le football professionnel, on peut aussi critiquer le football amateur.
En gros, l’amateurisme est devenu professionnel.

 

Propos recueillis par Petit Pont Moulon 

 

Crédits : "Old School Panini" / "fcistres.com"

 

 

 
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