Avertir le modérateur

20/05/2014

Jeremy Berthod : "Les Patrick et les Line7, mes chaussures fétiches."

Parti s'exiler en Norvège, dans le club de Sarpsborg 08 FF, après quelques mois de chômage entre 2012 et 2013, Jérémy Berthod est maintenant bien installé dans la Tippeligaen, le championnat norvégien. Avec son numéro "69", le garçon reste fidèle à ses origines rhodaniennes et espère pourquoi pas un jour revenir en France.

photo (3).PNG



Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

Le premier stade où j’ai joué c’est à Chazay d’Azergues, dans mon village, et c’est le Stade Joseph Magat. C’est à 20km de Lyon et c’est le club dans lequel j’ai joué quand j’étais petit.

berthod,sarpsborg 08 ff,le football vrai,petit pont moulon,guy truite,20 minutes,jeremy berthod,ol,aja,as monaco

 


Te souviens-tu de ton tout premier but en club ?

Comme tout le monde j’ai commencé attaquant. J’en ai marqué beaucoup quand j’étais très jeune. Maintenant beaucoup moins parce qu’on m’a dit de reculer derrière parce que devant j’étais pas assez bon pour percer.
Franchement je ne me rappelle pas du tout de mon premier but en club.

 

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

Alors je m’en rappellerai toujours, c’était mon père qui me l’avait ramené, il m’avait acheté en 92 le maillot de Barcelone, le Vert, Kappa, je crois que c’était le maillot de Romario. Epoque Stoichkov/Romario.

 

As-tu déjà porté un cycliste ou un collant sous ton short ?

Ah oui. Je me rappelle, quand il faisait froid, ma mère me mettait un survêtement. En fait mon village jouait en bleu et ma mère me mettait un survêtement vert dessous, avec les chaussettes et le short par-dessus. Je revois les photos, c’était horrible.

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

Je pense que j’ai rien fait du tout avec ma première paye. J’étais content, j’étais jeune, je devais avoir 16 ans. C’est arrivé très tôt mais je n’ai rien fait de spécial.

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

Je suis plus Kro. J’aime bien ça. En plus, ici en Norvège, ils aiment bien après le match boire deux/trois bières entre collègues ou dans le bus quand on rentre de déplacements.

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

Merguez/frites. J’aime bien les barbecues. Encore une fois ici aussi ils aiment bien les barbeucs donc ouais je suis friand de ça.

 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

Ah les ‘Patrick’ noires j’ai commencé avec. Je crois que tous les mecs de ma génération on a commencé avec quand on était tout petit. Les ‘Patrick’ ou les ‘Line7’ même, je me rappelle. C’était mes chaussures fétiches. Maintenant je joue en Lotto donc c’est pas commun mais je me rappellerai toujours des ‘Patrick’ que j’ai porté quand j’étais petit.

line7.JPG


 

Et niveau crampons, t’es plutôt 16-18 en alu ou crampons moulés ?

Moi je suis défenseur donc je ne suis pas très technique et comme il ne faut pas glisser pendant les matchs, je suis plutôt crampons 18 et puis ça fait du bien parfois de mettre un bon tacle avec les 18 pour montrer qu’on est là.

 

En Norvège, tu regardes plutôt Téléfoot, Jour de Foot ou BeinSports ?

Ouais j’ai toutes les chaînes en Norvège, je ne regarde pas beaucoup mais je regarde plus Beinsport pour suivre le championnat. Ici, il y a pratiquement tous les matchs sur Beinsport. J’aime bien, c’est nouveau, jeune et dynamique.

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

Mon idole, Zidane. Parce que c’était un grand joueur et j’ai commencé à jouer et il était sur la fin de sa carrière. Je n’ai jamais pu jouer contre lui et je suis super déçu de ça mais ouais, Zidane ça reste mon idole.

 

Si tu devais te rappeler d’un moment de Football quand tu étais gamin ?

Alors le premier moment qui me revient, c’est, je pense, la première fois que je regardais un match de foot à la télévision, c’était la Finale de World Cup 94, Brésil-Italie où il y avait eu les penaltys. J’ai toujours ce souvenir.

 

Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de football ?

Mon premier match en Pro, contre Auxerre, je devais avoir 19 ans. C’était à Lyon, dans ma ville, donc je pense que c’est le meilleur moment de ma carrière. Je jouais devant toute ma famille et puis c’était l’aboutissement de toute la formation.

berthod,sarpsborg 08 ff,le football vrai,petit pont moulon,guy truite,20 minutes,jeremy berthod,ol,aja,as monaco


 

Quel le stade le plus moche dans lequel tu aies évolué ?

Oula ! Alors il y en a eu pas mal. Ici en Norvège, il y en 2 ou 3 qui sont pas mal mais il n’y a pas grand monde qui connait. En France, il y avait Ajaccio qui n’était pas terrible quand ils n’avaient  pas beaucoup de tribunes, ouais, Ajaccio c’était pas terrible.

 

Et le plus beau ?

Le plus beau ? Avec Lyon j’ai eu de la chance, on a joué à Old Trafford ou à Bernabeu. Mais en France il y a aussi de bons stades, le Vélodrome, le Parc des Princes c’est sympa aussi.


Comment définirais-tu le championnat norvégien ?

Je vais pas mentir en disant que c’est le meilleur championnat d’Europe. C’est un championnat de seconde zone mais ça reste d’un très bon niveau. Au niveau technique c’est plutôt sympa parce que la moitié des pelouses est en synthétique, physiquement ça tient la route aussi après c’est tactiquement que c’est une petit peu naïf, entre guillemets, tout le monde attaque donc ça manque un peu de tactique là-dedans.

 

Qu’est-ce qui t’a amené là-bas ?

C’était un petit peu forcé parce que je suis resté au chômage pendant 7 mois. J’avais pas de clubs en France, ni dans d’autres championnats européens, et puis j’ai eu cette proposition. Et puis moi j’aime tellement le foot et fallait que je reste dans ce milieu, que je joue, j’ai eu cette proposition du club de Sarpsborg et je me suis dit ‘Allez ! Faut que tu restes dans le milieu, faut que tu joues, faut pas que tu restes 1 an sans jouer’, donc j’ai pu signer ici et je suis très content.

 

Envisages-tu de revenir en France un jour ?

Oui ben forcément. Je suis déçu un peu de la façon dont ça s’est finie en France. Personne ne m’a fait confiance. J’avais une image d’un joueur toujours blessé, ce qui est faux. Là, ça fait un an et demi que je joue en Norvège et j’ai joué tous les matchs. Je pouvais aussi avoir une image d'un joueur qui venait d’un gros club donc qui demandait beaucoup d’argent, ce qui est faux aussi. Ici en Norvège je ne joue pas pour l’argent. Les salaires n’ont rien à voir avec ce qu’il y a en Ligue 1 et Ligue 2 française. J’ai montré que j’avais surtout envie de jouer au foot. Aujourd’hui je pense que je pourrai encore rendre service en France.

 

Si tu devais te souvenir d’un coéquipier à :


Lyon ?

A Lyon je dirais Sylvain Wiltord. Il était toujours à 200%. En plus, moi j’étais jeune, il avait la trentaine, le gars était toujours à 200% aux entrainements. Il était vraiment professionnel, c’est une chose qui m’a marqué. En plus, il connaissait tous les joueurs, il connaissait tous les matchs, il aimait parler de foot et j’adorais ça.

Monaco ?

J’y suis resté qu'un an. Mais c’est vrai qu’à Monaco, c’était spécial, c’était un peu chacun pour soi, chacun pensait à sa figure. L’année est passée super vite. Pourtant on avait une super équipe, on avait des grands joueurs comme Nenê, on pouvait viser plus haut mais on a fait une saison catastrophique, donc j’ai pas forcément de joueurs qui ressortent. Si ! Peut-être Bernardi, j’avais une image de lui, tout le monde disait que c’était un 'enculé', en fait il était super sympa, même avec nous en dehors il était vraiment bien. On ne croirait pas quand on le voit comme ça. (Rires)

Auxerre ?

J’y suis resté 4 ans. Je m’y suis fait des potes, je connaissais bien Pedretti de Lyon, on s’entendait très bien. Mais j’ai aussi Chafni. Je m’entendais très bien avec lui, on restait ensemble et on aimait bien joué ensemble sur le terrain.

 

Visiblement, Madame Berthod a appelé Didier Deschamps pour ne pas que tu ailles au à la Coupe du Monde Brésil, pas trop déçu ?



Non elle n’a pas appelé mais c’est vrai qu’elle était contente. Là j’ai eu un buzz extraordinaire, c’ «’était une blague comme ça, c’était pas du tout ce que je recherchais. Mais les gens que c’est du second degré mais c’est du premier degré. Les gens ne savent pas qu’au mois de juin je vais devoir aspirer, je vais devoir repasser, c’est mon quotidien, c’est comme ça. Je ferai des photos au mois de juin pour montrer que je n’ai pas menti. (Rires)

 

Quel joueur aurait sa place à Sarpsborg 08 FF pour mettre un peu l’ambiance dans les vestiaires ?

Je vais dire des mecs que j’ai connu de la formation. Ici on aurait besoin d’un, tout le monde le connait sur Twitter, d’un Pierre Bouby ! Il serait bien ici, en plis il y a beaucoup de buts avec des frappes de 25 mètres. Donc avec sa grosse frappe il pourrait être là. Johann Truchet, qui joue maintenant au CA Bastia, il était avec moi à Chazay d’Azergues, mon premier village. Ce sont deux bons gars. Ça fait plaisir d’ailleurs, ils ont réussi sur le tard. Ils n’ont pas été gardé à la formation lyonnaise et ils réussissent à faire une super carrière en Ligue 2 et voire plus. Je suis content pour eux.

 

Si je te dis « Le Football Vrai », ça t’inspire quoi ?

Le football vrai, c’est ce qu’il se passe sur le terrain. C’est pas ce qu’il y a en dehors. Les journalistes, l’argent, les contrats, tout ça je m’en fiche. Dans mon village, je pensais pas du tout à ça. C’était jouer, marquer des buts, se faire plaisir. Dans ma formation c’était exactement pareil. Devenir professionnel je ne pensais pas à mon salaire et à quelle voiture j’allais avoir et quelle maison j’allais avoir … C’était simplement jouer. Et c’est ce que je vis ici en Norvège, je pense à m’éclater et c’est la première chose à penser quand tu joues au foot.


 

Propos recueillis par Petit Pont Moulon


Crédits : vg.no / olympique-et-lyonnais.com / chazayfc.com

 

 

09/05/2014

Cédric Barbosa et Olivier Sorlin représentent Le Football Vrai en Haute-Savoie

Vous connaissez l’expression d’une pierre deux coups ? 
Voilà, c’est ce que nous avons réussi à faire en interviewant Olivier Sorlin et Cédric Barbosa, deux briscards de notre championnat français qui évoluent actuellement sous le maillot d’Evian Thonon Gaillard.
Le premier est stéphanois et n’a (pour le moment) jamais porté le maillot des Verts.
Le second est ardéchois et garde des souvenirs précis de sa jeunesse.

Tentative d’interview croisée pour Le Football Vrai.

 

Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

O.S : J’ai commencé à l’ASPTT Villars, c’est un petit club à côté de St Etienne mais le nom du stade pfff …
En pro c’était à Beauvais, mais je ne me rappelle plus le nom du stade.
(Stade Pierre-Brisson, ndlr)

C.B : Le tout premier en Pro c’était le stade Pierre Pibarot, à Alès.

alesss.jpg


 

Te souviens-tu de ton tout premier but en club ?

O.S : Mon premier but en Pro c’était pour Valence-Lille, au Stade Pompidou, c’était en Deuxième Division, ça devait être en 1997 je pense.

C.B : C’était à Alès aussi contre Charleville-Mézières. Le gardien c’était Gilles Bourges.

 

Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

O.S : St Etienne ! Je l’ai acheté parce que je suis de St Etienne et j’étais fan des Verts.

C.B : Wow wow wow !! C’était quand j’étais tout petit sûrement. Ce qui m’a marqué c’était un t-shirt qui avait été fait quand j’étais tout petit, je ne sais pas quel âge j’avais, il y avait marqué : « Je jouerai la coupe du monde en France -1998 » Je ne sais pas si tu te souviens de ce t-shirt … Un t-shirt blanc et  ils avaient écrit ça dessus. Je devais avoir 5 ou 6 ans, je devais être poussins ou pupilles, ça existe plus ça maintenant.

photo (7).JPG


 

As-tu déjà porté un cycliste ou un collant sous ton short ?

O.S : Un cycliste ouais, mais jamais de collants.

C.B : Oui, encore aujourd’hui. Et c’est plus par commodité, par habitude.

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

O.S : Je suis plutôt resto. J’aime bien gâter ma famille.

C.B : Non, ma première paye, c’était à mon premier contrat à Alès, un contrat aspirant à l’époque. Ma première paye était de 700 Francs et je me suis acheté un short et un t-shirt Oxbow ! Et quand je suis sorti de là il me restait zéro parce que c’était assez cher à l’époque. Je crois que les 700 Francs y étaient passés. C’était à la mode.

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

O.S : Plutôt bière maintenant. Quand j’étais jeune plutôt eau mais maintenant bière. Alors peut-être pas un litre hein !

C.B : (Rires) Les deux, ça dépend. Après la victoire ça peut être le litre de Kro et après la défaite ça peut le litre de Kro pour oublier ou de l’eau. Ca dépend de mon humeur et des conditions.

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

OS : Merguez/Frites, c’est meilleur.

C.B : J’aime bien les deux. Un bon saucisson-beurre avec des cornichons, c’est pas mal. Comme je suis ardéchois, j’aime bien la charcuterie.

sandwich.jpg


 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

O.S : Ben écoute j’ai commencé, je m’en rappellerais toujours, mes premières chaussures c’était des Patrick, c’était pour le Stabilisé, c’était des Michel Platini à l’époque. Et maintenant plutôt Adidas.

Crampons michel platini.JPG


C.B : Adidas, en plus c’est mon sponsor, je ne peux pas leur faire des infidélités.

 

Et au niveau des crampons, tu joues plutôt en 16/18 en Alu ou crampons moulés ?

O.S : 16/18 moi ! Parce que je ne vais pas très vite et j’ai donc besoin de rester accrocher à la pelouse.

C.B : Ah je ne suis pas un rugbyman, je préfère les moulés. Malheureusement les terrains sont de plus en plus arrosés, on est presque obligés de jouer tout le temps avec des vissés, mais je mets les plus bas possible.

 

T’es plutôt Téléfoot, Jour de Foot ou BeinSports ?

O.S : Plutôt Bein.

C.B : J’aime bien Beinsport parce que j’apprécie beaucoup Alex Ruiz. Mais je ne suis pas trop ‘émissions’, je suis plus match de foot. Après quand je tombe dessus si c’est intéressant je regarde mais je suis plus match !

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

O.S : L’entraîneur c’est dur d’en sortir un parce qu’il y en a eu plusieurs qui m’ont mis dans le droit chemin, on va dire, et qui m’ont fait prendre conscience que je pouvais aller plus haut et qui croyaient en moi. Un seul c’est dur. Il y a le premier qui m’a fait jouer en club, il y a Jean-Louis Gasset aussi.

C.B : René Cédolin. Parce que c’est lui qui était au centre de formation à Alès quand j’ai débuté. Je dirai deux en fait. René Cédolin et Serge Faucher pour deux raisons différentes. Mais ce sont les deux personnes qui m’ont permis de passer un cap supplémentaire pour être Pro.

 

Si tu devais te rappeler d’un moment de Football quand tu étais gamin ?

O.S : Quand j’étais ramasseur de balles à St Etienne. J’étais là, je regardais les Pros, ça donnait envie de passer en Pro.

C.B : Ce que j’aimais c’était aller voir les tournois de sixte que mon père faisait à l’époque. J’étais tout gamin. A l’époque c’était des gros tournois. Il y avait beaucoup  de joueurs de différentes régions qui faisaient des petites équipes. Il y avait des gros lots, c’était pas mal.

 

Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de football ?

O.S : Ces dernières années pas mal de bons moments. Parce qu’il y a la Coupe de France, les montées de Ligue 2 en Ligue 1 avec Evian par exemple. Ce sont des bons souvenirs.

C.B : J’en ai deux. J’ai eu la chance de marquer à chaque fois pour la naissance de mes enfants. Ce sont les deux moments les plus importants pour moi.

 

Quel le stade le plus moche dans lequel tu aies évolué ?

O.S : Oula !! Je vais me faire des ennemis ! Tu sais, je suis allé en Grèce et il y a des stades pas terribles. Par exemple j’ai joué à Levadiakos quand j’étais à Salonique, leur stade il est pourri !! Il y a deux douches, les vestiaires sont morts.

stade levadiakos.jpg


C.B : Wow ! Tu sais j’ai fait des matchs de CFA alors il y en a plusieurs. En citant un comme ça c’est compliqué mais c’est vrai que quand tu joues avec les réserves Pro, parfois c’est un peu champêtre. Mais c’est ce qui fait le charme du Foot. Quand tu fais la coupe de France aussi …

 

Et le plus beau ?

O.S : Ben je dirais le Stade de France, ou le Parc des Princes. Le Stade de France il est beau parce qu’en plus généralement quand tu joues là-bas c’est pour une cause spéciale. Soit pour une finale de coupe, soit avec la sélection mais bin tu vois ça, ça n’arrivera jamais.

C.B : Le stade d’Hambourg peut-être. Ils venaient de le terminer, il était magnifique.

 

Olivier, tu es de St Etienne mais tu n’y as jamais joué, c’est un regret pour toi ?

O.S : Ben j’ai joué  jusqu’à 16 ans mais on ne m’a pas gardé parce qu’on ne croyait pas trop en moi et ouais … Après on dit qu’il ne faut pas avoir de regrets mais c’est vrai que je suis stép^hanois, j’ai toute ma famille qui est là-bas, quand tu es gamin tu rêves d’être Pro là-bas. En fait ça a toujours failli se faire et puis ça ne s’est jamais fait et je pense que ça se passera comme ça jusqu’à la fin de ma carrière.

 

Est-ce que tu suis les performances de ton premier Club, l’AS Valence ?

O.S : Ben un peu et puis j’ai des amis là-bas. Le club est en CFA et je sais que c’est compliqué. Mais c’est vrai que je suis tous les clubs par lesquels je suis passé parce que généralement je suis resté longtemps dans ces clubs. Ça laisse pas indifférent.
A Valence je garde pas mal de souvenirs, j’ai gardé pas mal d’amis qui sont là-bas. C’est là-bas que j’ai goûté au monde professionnel, m’entraîner tous les jours avec les Pros et c’est ce qui m’a donné le goût de continuer.

 

A Evian, qui est le plus fou dans le vestiaire ?

O.S : Le plus fou ?? John Mensah, ouais un peu fou-fou ! Mais c’est marrant.

 

Tu as marqué le premier but de l’Histoire d’Evian Thonon Gaillard en Ligue 1, qui n’était pas dégueu d’ailleurs, tu t’en souviens ?

O.S : Ouais c’est à Brest. Une reprise de volée en sortie de corner, pied gauche. Il faut toujours marquer des buts qu’on se rappelle, comme ça au moins … Comme je n’en marque pas beaucoup autant en mettre des jolis. (rires) D’ailleurs les supporteurs m’avaient donné une coupe avec marqué : « Premier But d’Evian en Ligue 1. »

 

sorlin but.gif


 

Cédric, te souviens-tu de ton premier match en Première Division ?

C.B : Ouais c’était contre Strasbourg, avec Montpellier en août 1997, j’étais entré 15/20 minutes en fin de match.

 

Avec Olivier, vous avez souvent évolué dans les mêmes clubs, hasard ou réelle volonté de se retrouver ?

C.B : Non, complètement un hasard. Je pense qu’on est tous les deux des joueurs de clubs, donc on est assez intéressants et polyvalent. C’est v rai que c’est marrant, parfois on en sourit parce qu’on se dit qu’on a presque 7 ou 8 ans en commun dans nos carrières, c’est énorme.

barbiosorlin.jpg


 

 

Si je vous dis « Le Football Vrai » ça vous inspire quoi ?

O.S : Ben moi je préfère vivre le football comme je le vis moi. C’est-à-dire les potes, même s’il faut un maximum de concentration et de suivi dans la semaine. M’amuser avec mes potes, rigoler, au jour le jour plutôt qu’avoir la tête dans le guidon, dans les stats, toujours manger comme il faut, boire de l’eau et patati patata. Moi je ne suis en rien ma nutrition, ça m’empêche pas de temps en temps de boire des bières avec mes potes, de refaire les matchs devant une bière. Ca ne m’empêche pas d’être performant avec un minimum de sérieux, pas faire le con non plus. Je ne suis pas non plus à 2/3 du match à faire des bringues mais bon, j’aime bien ce côté-là aussi. J’aime bien déconner. Même à une demi-heure du match j’aime bien rigoler, sortir des conneries, et après basculer au bon moment.
Aussi, avec l’argent, on se rend compte que beaucoup de joueurs pensent qu’à leur gueule. On a beau dire que c’est un sport collectif … Quand on voit les journaux et les sites qui ne parlent que des statistiques, c’est ce qui fait que le Football a perdu de son charme. Même si le mec perd, s’il a fait une passe, il est content. Après, moi, tu veux venir à n’importe quel match, même si je marque un but j’en ai rien à foutre ! Du moment que l’équipe gagne ou prend des points … Et tout ça se perd. Après quand tu es un peu plus ancien tu as du mal à t’y retrouver. On a la chance à Evian d’être plusieurs « vieux » et d’avoir quand même des jeunes qui sont assez cools et posés, avec qui il n’y a pas de barrières. C’est pour ça que dans le groupe l’amalgame ne se fait pas trop mal chez nous. Après on fait avec nos moyens …

 

C.B : C’est avant tout le collectif. C’est vrai qu’aujourd’hui c’est devenu un peu plus individuel. Quand j’ai commencé, on avait beaucoup plus de « respect » pour le collectif. Il y avait beaucoup plus de vie commune. Aujourd’hui, tout est un peu fait pour que les joueurs se retrouvent isolés dans leur chambre. Entre les ordinateurs, les Playsation, les conneries comme ça … 

 

Propos recueillis par Petit Pont Moulon


Crédits : stades-spectateurs.com / ledauphiné.com / forum.aja-1905.fr et un grand merci à Nicolas Guillermin pour la photo du Tshirt "Coupe du Monde"

05/05/2014

Margaux Meurice: Une vie dédiée aux sangliers sedannais

Cs, Sedan, Ardennes, le, football, vrai, guy, truite 1

Si je vous dis Nicolas Sachy, Cédric Mionnet ou encore Jean-Louis Montero, vous pensez inévitablement au CS Sedan Ardennes. Ces sangliers qui ont fait trembler la D1 au début des années 2000. Actuellement, ce club est loin de vivre sous les feux des projecteurs puisqu’il évolue en CFA 2. Encore en Ligue 2 il y a un an, le CSSA a subi une double rétrogradation sportive et administrative qui fait qu’il évolue au cinquième échelon national. Mais comme on a coutume de le répéter, les joueurs passent mais les supporters restent, voire les supportrices. A l’image de Margaux Meurice, qui se trouve aussi être la responsable communication du club. Rencontre avec cette jeune fille de 24 ans qui revendique haut et fort son amour pour les verts ardennais.

Très jeune Margaux a baigné dans le foot puisque son papa était président du club amateur de Prix Les Mézières. « Le dimanche, au lieu d’enfiler des jolies robes pour aller manger une tarte au sucre en famille, je mettais mon survêt et des baskets pour aller patauger dans la boue au bord des terrains de la région. » Naturellement, il y a une quinzaine d’années, elle découvre le mythique stade Emile Albeau qu’elle décrit comme une véritable caisse de résonnance. « Beaucoup de supporters étaient accrochés au grillage, on sentait beaucoup de ferveur populaire. Dans ce stade, il y avait beaucoup d’ouvriers et de gens en difficulté qui pendant deux heures oubliaient leur soucis. Cette ambiance a quelque peu disparu au sein des travées de Dugauguez car cette enceinte était plus moderne. Mais c’est resté quand même très chaud. Pour info, seules 2 portes d'Emile Albeau ont été conservées»

le, football, vrai, sedan, guy, truite, margaux, meurice

Au rayon des grands souvenirs, trônent 2 finales de Coupe de France à Saint-Denis en 1999 et 2005. Toutes les deux perdues. Mais la première laisse un goût très amer à Margaux. « Pascal Garribian siffle un pénalty imaginaire pour Nantes et n’a jamais reconnu son erreur. Les Sedannais réputés pour être honnêtes et droits ne l’ont pas digéré. D’ailleurs je crois que depuis cet incident de jeu il n’a jamais remis les pieds chez nous pour diriger un match. » De plus réjouissant, il y a cette victoire 5-1 en décembre 2000 face au PSG qui avait vu Bergeroo se faire licencier. « En t’en reparlant j’en ai des frissons. Mionnet, Quint, Ndiefi, Sachy avaient régalé ce soir là. En fin de saison, on a joué l’Intertoto, Vraie récompense pour cette ville de 18 000 habitants et ce peuple ouvrier de toucher du doigt l’Europe. Tout cela on le doit en grande partie à Bruno Metsu qui a entamé la remontée du CSSA vers l’élite. Suite à son décés, un tifo a été réalisé lors d’un match de CFA 2 pour lui rendre le plus bel hommage. »

le, football, vrai, sedan, metsu, photo


 

Sur un plan professionnel, Margaux travaille donc aujourd’hui pour un club amateur. Elle a intégré le service communication de celui-ci en 2011 alors qu’elle préparait en parallèle un master de management en  stratégie d’entreprise et communication. La descente en CFA 2 a fait qu’une dizaine de personnes ont été licenciées. Margaux avait quant à elle terminé son contrat mais en début de saison, elle a proposé aux présidents Marc et Gilles Dubois de gérer les pages Facebook et Twitter bénévolement tout en cherchant du travail. Mais une belle surprise est arrivée. « Voyant que je faisais du bon boulot ils m’ont proposé un contrat à mi-temps. J’ai bien évidemment accepté. Et chaque matin quand je me réveille je n’ai pas l’impression d’aller bosser vu que je vis de ma passion. Ce club c’est ma vie. De plus, je dois monter pas mal d’opérations avec la maison du sport du Conseil Général. De ce fait, je collabore directement avec Cedric Mionnet. Mais j’ai une petite fierté… C’est d’avoir 28 000 abonnés à la page Facebook du club. Si on faisait un classement des clubs de Ligue 2, le CSSA serait 11eme. »

entraînement.jpg

11eme de L2, les Sangliers aimeraient bien retrouver cette place. Mais avant cela, il va falloir remonter en CFA. Ils sont bien partis pour. Ce serait une très bonne chose pour ce club qui attire en moyenne 2000 spectateurs lors de ces rencontres à domicile et qui a fait souffler un vent de fraicheur sur notre championnat il y a 15 ans. Et ce n’est pas sa plus fidèle supportrice qui s’y opposera. 

Guy Truite

Photos: Margaux Meurice

Suivez le CS Sedan Ardennes sur Twitter et Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu