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31/01/2015

Bryan Bergougnoux : "Le Maillot Justin Bridou de l'OL représente le Football Vrai"

Inutile de vous le présenter, Bryan Bergougnoux est connu des terrains et des tribunes françaises depuis maintenant de nombreuses années. Issu de l'école lyonnaise, le joueur est passé également par Toulouse, avec notamment des crochets vers l'Italie et Chypre.
Il évolue actuellement au Tours FC où, après un parcours intéressant en Coupe de France, il entend maintenir le club en Ligue 2 avec ses coéquipiers. 


Tout d’abord, quelle est la recette d’une bonne Panenka ?

Ah ben il faut un beau stade plein, un gardien «Vert », et un peu de calme, voilà …

 

Face à St Etienne en plus, toi le natif de Lyon ?

C'était forcément particulier, mais bon dommage qu'à la fin il n'y ait pas la victoire.

 

Après Toulouse, tu t’es un peu perdu à l’étranger, du coup le Tours FC, c’était un formidable tremplin pour toi ?

Ouais c'est en tout cas le bon endroit pour pouvoir m'exprimer, pour avoir un rôle que j'aime, qui est un petit peu de pouvoir encadrer des plus jeunes, de les aider. Apporter toute l'expérience de mes aléas, et pouvoir les aider à progresser. Et en même temps réussir à prendre du plaisir sur les terrains.

 

Tu attends quoi de cette fin de saison avec ton club ?

Ben déjà, maintenir le club, parce qu'il mérite d'être en Ligue 2. En plus on a un groupe qui vit super bien ensemble. Après, à titre personnel, continuer à être régulier et performant comme je le suis depuis le début de saison.

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Quel est le nom du tout premier stade sur lequel tu as évolué ?

Le Stade Bollaert, forcément, ça marque ! En plus c'est le premier match de tous les titres avec Lyon donc je m'en souviens bien.

 

Te souviens-tu de ton tout premier but en professionnel ?

J'en avais mis quelques uns en Amical, mais le premier c'était en Ligue des Champions, c'était le 8 décembre (2004, ndlr) face au Sparta Prague, excellent souvenir. En plus il y avait plein de jeunes dans l'équipe, pour le dernier match de Poule. En plus le 8 décembre à Lyon c'est particuliers. (le 8 décembre, c'est « La Fête des Lumières » à Lyon , ndlr)

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Le premier maillot que tu as acheté ou qu’on t’a offert ?

C'était pas un vrai maillot, c'était quand je suis arrivé à l'OL en Jeune, ils avaient tous des beaux équipements donc ma mère m'avait acheté un maillot avec juste le numéro 10. C'était la marque de Platini, Line7 je crois, un truc comme ça. Pas de nom sur le maillot, mais j'étais content, en plus personne ne l'avait.

 

Avec ta première paye, t’as offert un resto à tes potes ou tu t’es acheté un écran géant ?

Oh ben j'ai divisé en trois. Un tiers à mon père, un tiers à ma mère et le dernier tiers j'ai acheté beaucoup d'habits.

 

Après une victoire, pour récupérer, t’es plutôt du genre à boire un litre d’eau ou un litre de Kro ?

Un litre de sucré, type Oasis. Après j'aime bien pouvoir faire la fête mais 3 ou 4 fois dans l'année généralement. Maintenant je suis père de famille alors on dose un peu les sorties. (rires)

 

T’es plutôt merguez/frites ou saucisson/beurre ?

Merguez-frites !

 

Niveau chaussures, t’es plutôt Nike, Adidas ou Patrick noires classiques ?

Un petit peu de tout, ça dépend plus du modèle en fait. Je suis plus à flasher sur une paire en particulier que sur une marque.

 

Et niveau crampons, t’es plutôt 16-18 en alu ou crampons moulés ?

Ah moulés ! Dès que je peux je mets des moulés. Même parfois les coachs n'aiment pas trop ça mais même quand il pleut je reste en moulés. On sent mieux le ballon.

 

Quel est l’Homme qui a marqué ta carrière ?

Il y en a beaucoup en fait. Il y a plusieurs personnes mais on va dire que Juninho, Eric Abidal, Guillermo Giacomazzi, ce sont des exemples pour moi, avec Christophe Delmotte aussi.

 

Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de football ?

Certainement le but en Ligue des Champions contre Prague. Il y a aussi eu la qualification en Ligue des Champions avec Toulouse, c'était quand même pas mal.

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Quel le stade le plus moche dans lequel tu aies évolué ?

Je vais pas dire Geoffroy Guichard c'est un peu limite (rires!) mais …. j'en ai fait des moches.

 

Il n'y en a pas un qui te revient comme ça ?

Ah si Geoffroy Guichard ! (rires!)

 

Et le plus beau ?

J'étais à San Siro mais j'ai pas joué, on va dire le Parc des Princes c'est quand même le plus joli, le plus foot ! Ça fait un peu comme une arène. En plus je ne suis pas du tout Paris, PSG etc … mais il est vraiment beau. Il est bien fait.

 

Quel est le joueur qui, pour toi, représente #LeFootballVrai ?

Chris Waddle. Nuque longue, il jongle devant l'adversaire. Il était bon et il avait de l'humour.

 

Quel est le maillot qui, pour toi, représente #LeFootballVrai ?

Le maillot « Justin Bridou » de l'Olympique Lyonnais. Le « Maison Bouygues » de l'OM était pas mal aussi à l'époque.

 

Quel est le club qui, pour toi, représente #LeFootballVrai ?

L'Olympique Saint Génis Laval. Ça fera une dédicace à mon premier club de jeunes.

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Quel est l’entraîneur qui, pour toi, représente #LeFootballVrai ?

Ah ben Guy Roux quand même !

 

Quelle est la compétition qui, pour toi, représente #LeFootballVrai ?

La Coupe de France.

 

Si je dis « Le Football Vrai » ça t’inspire quoi ?

Ça m'inspire les tournois quand on est jeune. Entre les matchs on se promène avec la barquette de frites, à 5 ou 6 à se battre pour une frite et un Coca. Avec une petite victoire à la fin du tournoi quand même.

 

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Petit Pont Moulon pour Le Football Vrai

 

 

Crédits  : olweb.fr // sudouest.fr // ladepeche.fr

29/11/2014

05 Avril 1994 : La dernière victoire des Verts face à Lyon dans le Chaudron. « PUTAIN 20 ANS ! »

Le Contexte


Maillot « Casino » d’un côté, tunique estampillée « Justin Bridou » de l’autre. A l’époque les équipes du Football français savaient s’équiper.

Nous sommes le 05 Avril 1994 et, 20 ans plus tard, les Verts se souviennent de ce match comme étant la dernière victoire des leurs dans leur Chaudron, face à l'ennemi lyonnais.

A cette époque, le club de St Etienne n’est pas au mieux de sa forme.
En effet, après un début de saison chaotique, le public de Geoffroy Guichard affiche presque un désamour pour son équipe, pas tellement en corrélation avec les valeurs de la maison stéphanoise. Les choix du nouveau manager général, Jean-Michel Larqué, sont contestés et les supporters ne comprennent pas, par exemple, pourquoi Robin Huc est préféré dans les buts à un certain Joseph-Antoine Bell. 
Pour l’anecdote, ce soir-là, le portier camerounais disputera son dernier match dans le Chaudron, le dernier de sa carrière, avant de partir aux Etats-Unis, pour participer à la Coupe du Monde.

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Cette édition 1993/1994 de Division 1 est également la saison où Sylvain Kastendeuch, véritable joueur emblématique du côté de l’ASSE, subit en quelques sortes l’arrivée de Laurent Blanc, ce qui entraînera quelques mois plus tard, après quelques piges avec la réserve stéphanoise, le départ du natif d’Hayange pour le Téfécé. On comprend donc évidemment le désarroi des supporters face à de tels choix des dirigeants.

Lors de cette soirée d’avril 1994, moins de 20.000 spectateurs sont présents dans les tribunes, preuve d’une certaine ambiance glaciale entre les joueurs et leurs supporters avant ce derby. Symbole de la tension dans le Forez, Etienne Mendy. Régulièrement conspué par son public, l’attaquant français est devenu peu à peu la tête de turc du public des Verts. Il trouvera le moyen de se faire aimer à la suite de cette rencontre.

 

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Le Match 

 

Les débats furent arbitrés par Marc Batta, aujourd'hui Directeur National de l’arbitrage au sein de la FFF.

 

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Une rencontre qui fut, notamment en 1ère période, vouée au jeu lyonnais et qui laissait présager le pire pour les Hommes de Jacques Santini.
Pourtant, peu à peu, ce seront les lyonnais qui ne profiteront pas des occasions et qui laisseront donc passer leur chance. 
La deuxième mi-temps tournera finalement à l'avantage des stéphanois, grâce à beaucoup d'opportunisme, qui, en 25 minutes, aura eu raison de la défense des coéquipiers de Pascal Olmeta.

Tout d'abord c'est Pascal Despeyroux, sur un service de l'intenable Etienne Mendy, à la suite d'un slalom dans les 18 mètres lyonnais, qui ouvre la marque. Explosion de Geoffroy Guichard malgré le faible nombre de supporters.

S'en suivent deux contres qui finiront de mettre à terre les coéquipiers de Maxence Flachez.
Mendy, encore lui, est à l'origine et à la finition du premier. Sur le deuxième contre, Mendy n'est seulement qu'à la fin de l'action, mais cela suffira pour conclure un des ses meilleurs matchs sous le maillot vert, et donner une victoire à des supporters qui attendent maintenant depuis 20 ans de dominer le Lyon.

 

 

 

Ils y étaient


On vous le disait un peu plus haut, les tribunes de Geoffroy Guichard étaient guère remplies ce 05 avril 1994. Au milieu des écharpes vertes, Gérald (@gegerlm ), déjà un fidèle supporter, se rappelle de cette folle soirée :

"Cette époque c’est un peu le début des ennuis pour nous. Il y avait une énorme tension entre les dirigeants et les supporters.
Et bizarrement j’ai le souvenir d’une ambiance énorme. La ville était concernée. Le KOP  Nord était plein, mais c’est vrai que les tribunes étaient parsemées.
Faut dire qu’à l’époque rien n’était aseptisé. C’était le feu, dans les tribunes mais surtout sur le terrain. Maintenant on a les l’impression que c’est un match banal pour les joueurs. Même en coulisses, on les sent moins concernés.
Avant, les dirigeants s’envoyaient des piques deux mois avant au moins.

 

Moi c’était un de mes premiers derbys, je devais avoir 17 ou 18 ans. A l’époque, Lyon montait un peu quand même, et nous on n’était pas loin de se casser la figure.
Je me souviens de l’implication de Despeyroux et surtout du match de Mendy. Homme du match. Deux buts !  L’impression qu’il avait choisi son match. Le meilleur qu’il ait pu faire avec le maillot vert."

 

 

Dans le parcage des Gones, 3000 lyonnais présents avec le sentiment que le match allait être une formalité, tant l'équipe de St Etienne semblait à la dérive.
Parmi eux, Lucien, plus connu sur les réseaux sociaux sous le pseudo de @LyonnaisGourmet , se souvient de ce déplacement comme si c'était hier :

« Je me souviens avec beaucoup de douleur de ce derby du 6 avril 1994. Vingt ans après, la tristesse reste intacte.

Le match avait lieu en semaine ce qui est rare dans l’Histoire de ce match. On avait à Lyon une belle équipe, qui envoyait du jeu, avec Gava, Maurice, Amoros, Roy et les autres. 
En face, Saint Etienne était en mauvaise posture. Beaucoup de problèmes entre les dirigeants et dans l’effectif. Bref, on y allait assez confiant. Nous étions environ 3000 Gones à rejoindre Saint Etienne, ce qui était assez bas pour l'époque. C’était tellement différent d’aujourd’hui. Le trajet en bus avec place incluse était à 60 francs (environ 9 euros). Mais on  pouvait aussi y aller en famille, ou entre potes, et juste prendre une gâche sèche en tribune visiteur, tout en évitant de se retrouver nez à nez avec des gars du Forez.

Dès que tu passais dans la Loire, sur l’autoroute, tu voyais, aux fenêtres, des gens de tous âges qui t’insultaient ou te montraient, par le majeur, leur hostilité. Le trajet était déjà épique. A l’arrivée, tous les fans lyonnais étaient parqués derrière le kop nord stéphanois. Alors, on se saluait copieusement, mais virilement.

Le match ? L’OL a donné une leçon de football pendant une heure. Je me demande encore comment on n’a pas pu planter plusieurs pions. On était largement au-dessus. Même dans les tribunes. Le « meilleur public de France » avait laissé Geoffroy Guichard presque vide. Y’avait environ 12 ou 13 000 fans de Saint Etienne face à 3000 Lyonnais.

L’ambiance était quand même assez délétère et violente. Et la sécurité était quasiment absente. Je me souviens qu’Olmeta avait reçu des projectiles dans tous les sens, y compris des paires de ciseaux. 

Dans les 30 dernières minutes, l’OL a craqué sur les trois seules occasions des verts. Pire que tout, on a pris un but de Despeyroux (qui avait chambré l’OL, l’année précédente, devant les caméras de Canal Plus) et un doublé de Mendy (qui était hué dans son propre stade). A ce moment-là, tu n’as que tes yeux pour pleurer. Et tu maudis, un court moment, d’être devenu fan d’un club. Mais c’est aussi là-dessus que tu construis ton identité de supporter.

A la fin du match, Joseph Antoine Bell, qui disputait sa dernière rencontre, a fait un tour d’honneur. J’ai revu ça dans les livres mais je ne m’en souvenais même plus. J’étais alors dans un état second, extrêmement triste. Autour de moi, dans le parcage, le chaos. Pas un gone ne parlait, pas mal de grands et costauds garçons avaient la larme à l’œil et le retour en bus s’est réalisé dans un silence digne d’obsèques.

Franchement, si ce jour-là on m’avait demandé de choisir entre ne plus jamais perdre un derby dans le Forez ou devenir Champion de France, j’aurais peut être hésité. Par chance, et avec talent, on a fait les deux avec l’OL. Allez les petits, allez les gones ! »



Déjà, à l'époque, personne n'était d'accord dans les deux camps, le match de dimanche risque d'être explosif, espérons-le. 

 

 

Petit Pont Moulon

 

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Crédits : Le Progrès 

 

21/11/2014

22 août 1997, le FC Metz faisait tomber le PSG.

« On se surprend même. Mais Paris sera champion. »

Ces mots, ce sont ceux de Robert Pirès, à la suite d’un FC Metz-PSG, joué un soir d’Août 1997, lors de la 4ème journée de Division 1, pour le compte de la saison 1997/1998. Il ne le sait pas encore à ce moment-là, mais il aura tout faux.
Paris finira 8ème et le FC Metz terminera second, derrière un RC Lens également euphorique cette saison-là.

Sur le papier, comme c’est souvent le cas, le PSG semble favori, avec Raï, Marco Simone, ou encore Alain Roche et Paul Le Guen en défense.
En face, Metz aligne une équipe type composée de Kastendeuch, Philippe Gaillot et Danny Boffin, surnommé « Danny la Mobylette » , pour ne citer qu’eux.

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Pour l’anecdote, c’est l’emblématique Mr Claude Colombo qui arbitrera les débats. 

Lors de la rencontre, Paris n’existera pas en 1ère mi-temps,  et les deux équipes rentreront malgré tout aux vestiaires sur le score nul et vierge de 0/0.
Pas de quoi freiner l’engouement des 25.000 supporters grenat présents à Saint-Symphorien.
En deuxième période, la vivacité et l’envie messine feront le travail et d’abord Robert Pirès, sur penalty, puis Bruno Rodriguez, sur une superbe frappe de l’extérieur de la surface de réparation, permettront au FC Metz de faire tomber le PSG.

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Et ce n’est pas le but de Marco Simone en toute fin de rencontre qui changera quelque chose à la donne. 

Cette saison, c’est encore une tâche compliquée qui attend les joueurs au maillot frappé de la Croix de Lorraine, mais comme nous avions pu le voir lors de cette soirée d’été de 1997, la magie du football peut une nouvelle fois opérer et les parisiens auront tout intérêt à se mettre rapidement à l’abri s'ils ne veulent pas connaître une déconvenue. 

 

Petit Pont Moulon

 

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crédits : fcmetz.com // archivesparisfootball.wordpress.com

 

 

 
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